Accueil Info Info en continu VIDÉO. Rave-party en Ille-et-Vilaine : « On ne regrette rien », affirme un des organisateurs

VIDÉO. Rave-party en Ille-et-Vilaine : « On ne regrette rien », affirme un des organisateurs

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photo « on avait prévu les masques, le gel. mais après la riposte avec la police, les gens se sont dit, on en a marre, on veut montrer qu’on est là. » la distanciation a été réduite au minimum et le port du masque, pour la grande majorité, mis de côté. © marc ollivier/ouest-france 1

« On avait prévu les masques, le gel. Mais après la riposte avec la police, les gens se sont dit, on en a marre, on veut montrer qu’on est là. » La distanciation a été réduite au minimum et le port du masque, pour la grande majorité, mis de côté. © Marc Ollivier/Ouest-France

Les organisateurs de la rave-party qui s’est tenue à Lieuron, en Ille-et-Vilaine, le soir du réveillon, préparaient l’événement de longue date. Pour oublier le coronavirus, le confinement, le couvre-feu. Face aux polémiques sur les heurts, le non-respect des gestes barrières, les conséquences judiciaires, Max, l’un des organisateurs, répond.

Max est rennais. Nous avons pris un prénom d’emprunt pour ce chauffeur routier, au civil, qui nous a contacté pour réagir à la couverture des événements. Il fait partie des organisateurs actuellement traqués de la rave-party qui s’est déroulée durant 36 heures à Lieuron, en Ille-et-Vilaine. Installée le 31 au soir, la rave a accueilli quelque 2 500 teufeurs et déclenché bien des polémiques autour du bras de fer avec les forces de sécurité ou le respect des gestes barrière en pleine période de diffusion du Covid-19. Face au déferlement médiatique et aux enquêtes en cours, il entend réagir et expliquer.

Cette rave était en préparation depuis plusieurs mois déjà ?

On en a marre de ce monde qui part en vrille, de gauche à droite. On veut que ça change. Il faut tout faire pour avancer. Cela fait deux à trois mois que l’on prépare ce rendez-vous. Parce qu’on a besoin de ça. On a besoin d’oublier toute cette merde. On savait que cela allait à l’encontre des règles, mais on voulait le faire peu importe les conséquences. On ne regrette rien, si c’était à faire, on le referait.

Il y a eu de fortes tensions avec les forces de l’ordre au moment de l’installation à Lieuron…

Oui, les gendarmes étaient là, c’est normal. Ils ont abandonné, car ils savaient qu’il fallait éviter l’escalade. On est pas du genre à dire « les policiers sont des connards ». Ils faisaient leur boulot. Il faut faire respecter la loi. On regrette que le véhicule ait été incendié ou des personnes blessées.

Comprenez-vous que cela ait pu choquer en pleine pandémie ?

On comprend très bien que cela puisse choquer. Mais les gens ne voient pas ce qui passe ? Je tiens à dire quand même qu’il y avait tout ce qu’il fallait. On avait prévu les masques, le gel. Mais après la riposte avec la police, les gens se sont dit, on en a marre, on veut montrer qu’on est là. On veut juste faire la fête, même si on sait que ce n’est pas bien. Le Covid, c’est ce qui arrive à cause de ceux qui font leurs expériences. À force de jouer avec les microbes…

Craignez-vous les suites judiciaires, la confiscation du matériel ?

Franchement, le matériel, on n’en a rien à faire. Je peux travailler toute ma vie pour pouvoir m’en racheter. On l’a fait là et on le refera, je ne sais pas quand. Cela fait six ans que je suis rentré dans le milieu, plus de deux ans que je suis actif dans les organisations, je n’ai peur que d’une chose, c’est que ma mère en dorme mal la nuit. Vous savez, on en a assez de ce monde qui ne tourne pas rond.

C’est-à-dire ?

Vous trouvez normal, vous, que certains se paient des chambres d’hôtel de luxe à 20 000 € alors que d’autres font la manche pour avoir 2 € pour se payer une bière ? On en peut plus. On entend que les organisateurs se sont fait de l’argent sur cette fête. Le principe est celui de la donation libre. Chacun donne comme il peut. Des gens sont venus de partout en France et même de l’étranger. On en a vu un qui est venu avec rien, 2 centimes en poche. Bien sûr, on ne lui a rien demandé. On en a assez de tout ce système. On est dimanche, je ne suis pas encore chez moi. On attend de voir ce qui va se passer. Pour moi, c’est reprise du boulot lundi.

 
Recueilli par Sébastien GROSMAITRE,avec Samuel NOHRA.   Ouest-France  

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Dalkshi

On ne regrette rien et on recommencera. Tout est dit!

Dispositif conciliant des forces de l'ordre autour de le "fête", invitation aimable à se faire dépister. Ne pas s'étonner que les participants poursuivent sur la lancée.

Pas de victimes dit on .. mais trois gendarmes blessés et un véhicule incendié. ça compte pour du beurre? les gendarmes seraient ils du "consommable" ?

On m'expliquera enfin ce que les détenteurs du pouvoir appellent exactement tolérance zéro...

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organisateur de "m"

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