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« Hurlevent », la version Dark romance d’Emily Brontë avec Jacob Elordi et Margot Robbie... |
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Jacob Elordi et Margot Robbie, le couple glamour de Hurlevent lors de l’avant-première à Los Angeles le 28 janvier dernier. (Photo by Frederic J. Brown / AFP) © AFP
Vous prenez deux stars au top du glamour, une adaptation tendance d’un roman qui suinte la passion toxique et vous obtenez le film de la Saint-Valentin… « Hurlevent » réalisé par Emerald Fennell est à découvrir à partir de ce mercredi 11 février au cinéma.
Difficile d’échapper aux affiches, aux vidéos sur les réseaux sociaux, aux déclarations ambiguës de Margot Robbie sur son partenaire de jeu Jacob Elordi… À Paris, quelques journalistes français ont été invités à une conférence de presse sans avoir le droit d’utiliser leur téléphone pour enregistrer ou prendre des photos… Tout est sous contrôle, la machine promotionnelle hollywoodienne tourne à plein régime pour la Saint-Valentin.
Voilà pour le contexte. Et le film ? On peut y voir une relecture post-moderne du chef-d’œuvre d’Emily Brontë. Une version qui flirte avec la Dark romance, ce genre littéraire où la toxicité des sentiments règne en maître. Tout y est : un couple à la beauté divine qui se cherche à en mourir, un mari riche mais pas très séduisant, un père alcoolique et violent, une jeune fille sous emprise et une ambiance qui passent du lugubre à la maison de poupée. Le tout porté par une bande originale signée Charli XCX qui lorgne du côté de Cinquante nuances de gris.
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Un film générationnel ?
Le couple Robbie/Elordi fonctionne à plein régime, les décors sont (un peu trop) soignés, les costumes magnifiques et pourtant le souffle romantique peine parfois à se libérer, contraint qu’il est par la mise en scène très formelle. Dans la salle de presse, les journalistes plus âgés sont sortis un poil blasés (ce qui arrive souvent) et quelques jeunes consœurs pleuraient à chaudes larmes. Serait-ce un film générationnel ? Peut-être, en tous les cas la promotion autour de la Saint-Valentin est un peu faussée. Hurlevent raconte un amour maudit, piégé par le déterminisme social et l’égoïsme de son héroïne. En cela, l’œuvre est respectée.