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« Plus fort que moi » : un feel good movie irrésistible sur un sujet délicat : le syndrome de la Tourette... |
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La scène d’ouverture est... royale © Tandem
Le portrait émouvant et teinté d’humour d’un homme atteint depuis sa jeunesse du syndrome de la Tourette, porté par un acteur remarquable : Robert Aramayo. En salles ce mercredi 1er avril.
Inspiré par une histoire vraie, le nouveau long métrage de Kirk Jones, le réalisateur de Nanny McPhee avec Emma Thompson, s’ouvre sur une scène… royale. On y voit son héros John Davidson, en tenue de gala monter sur une scène recevoir une récompense de la part d’Elizabeth II avant de lâcher, en plein milieu de la cérémonie, un « Nique la Reine ! » particulièrement sonore qui saisit l’assistance.
Tout est dit en une seule scène. La nature de celui dont on va raconter la vie, un homme atteint d’une forme particulière du syndrome de la Tourette qui met dans sa bouche régulièrement et généralement au pire des moments des saillies vulgaires à souhait comme des tics incontrôlables. Et le ton que Kirk Jones va employer pour raconter son histoire, de son enfance où cette maladie s’est soudainement déclarée sans être précisément diagnostiquée à ce moment de reconnaissance par le royaume britannique de son action en faveur des gens souffrant du même syndrome que lui.
Mélange d’humour et d’émotion
Ce mélange si finement orchestré d’émotion ou d’humour qui éloigne « Plus fort que moi» de toute facilité larmoyante. Sans ne rien mettre sous le tapis de la violence que Davidson a traversé, Kirk Jones signe un de ces feel-good movies sociétal comme seuls les Britanniques savent les faire. Il y a du Full monty ou des Virtuoses dans Plus fort que moi. Cette même qualité d’écriture des situations et des personnages. Cet art de faire rire avec ses personnages et jamais d’eux. Et puis ce sans-faute dans la distribution, seconds rôles (dont l’acteur-fétiche de Ken Loach, Peter Mullan irrésistible en travailleur social) comme têtes d’affiche. La preuve ? Robert Aramayo qui incarne Davidson adulte a triomphé de Timothée Chalamet et Michael B. Jordan aux récents BAFTA, les César britanniques. Et il ne l’a pas volé ! (2 h 01)