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À Dinard, le réalisateur Lucas Belvaux présente un film « d’une certaine intensité psychologique »... |
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« Au cinéma il faut garder sa liberté et avoir du culot », confie le réalisateur Lucas Belvaux. © Ouest-France
Tout au long de la semaine, Dinard (Ille-et-Vilaine) a accueilli les Rencontres du cinéma art et essai de Bretagne. L’occasion de rencontrer des professionnels du cinéma à l’image de Lucas Belvaux, venu présenter son dernier film, « Les tourmentés », qui sortira en salle le 17 septembre.
Acteur, écrivain et réalisateur, Lucas Belvaux, 64 ans, était à Dinard (Ille-et-Vilaine) ces derniers jours. Il participait à la 11e édition des Rencontres Art et Essai de Bretagne. À l’occasion de ce rendez-vous cinématographique, il est venu présenter son dernier film, Les tourmentés, qui sortira en salle le 17 septembre 2025.
Un long-métrage adapté du roman qui porte le même nom. « L’idée d’écrire un livre noir m’est venue après avoir visionné un film américain de 1932, Les Chasses du comte Zaroff (The most dangerous game), dans lequel le personnage décide de chasser le gibier le plus intelligent : l’homme », explique l’auteur.
« Les trois personnages principaux du livre sont marginaux, poursuit Lucas Belvaux. Il y a un ancien mercenaire, un ex-militaire et une femme Tonkinoise, vendue fillette par sa famille, à un homme. Ensuite, j’en ai tiré un scénario : les personnages : Skender (Niels Schneider), Max (Ramzy Bedia), et Madame (Linh-Dan Pham) se lient par contrat au sujet d’un événement qui n’aura lieu que dans six mois. Les rôles principaux sont ambigus, violents mais avec force et faiblesse à la fois. »
L’adaptation du roman en film pose la question du mal. « Sont-ils des monstres reliés par un contrat cynique ? Ont-ils finalement une conscience ? L’histoire est, jusqu’à la fin, d’une certaine intensité psychologique », précise le réalisateur, a qui il aura fallu deux ans pour terminer le film. « L’art c’est cher, sourit Lucas Belvaux. Mais cela fait partie du métier. L’important c’est de garder sa liberté et d’avoir du culot au cinéma. »