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Pascal Elbé présente à Alençon le film où il « confronte l’histoire pour comprendre le présent »... |
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L’acteur et réalisateur Pascal Elbé a présenté son nouveau film, La bonne étoile, devant le public de Planet ciné, à Alençon (Orne). © Ouest-France
L’acteur et réalisateur Pascal Elbé était devant le public de Planet Ciné à Alençon (Orne) ce dimanche 2 novembre 2025. Il présentait son nouveau film, La bonne étoile, qui sort en salles le 12 novembre prochain.
« Quand je lui ai envoyé le scénario, Benoît Poelvoorde m’a dit qu’il rêvait de jouer un lâche pendant la guerre. » Pascal Elbé est ravi d’avoir trouvé l’acteur avec lequel, aux côtés d’Audrey Lamy, il signe une tragicomédie sur « l’incroyable laboratoire humain qu’est la collaboration, la délation, la Résistance » à l’époque de la Seconde Guerre mondiale.
Devant 145 spectateurs alençonnais, il est venu présenter, ce dimanche 2 novembre 2025, à Planet Ciné, son nouveau film : La Bonne étoile, qui sort en salles le 12 novembre prochain. « J’ai eu envie de raconter cette histoire qu’on a tendance à oublier, alors que confronter l’histoire d’hier permet de comprendre un peu mieux celle d’aujourd’hui, ce présent si trouble, mais si moins fort qu’une guerre », répond-il lorsque le public lui demande pourquoi avoir fait ce film.

Dans le public, les questions vont bon train, tant sur la place de l’humour que le choix des musiques. Ouest-France
« Ne pas se distancier de l’histoire »
Le réalisateur et acteur incarne un homme juif dans les années 1940, qui se lie d’amitié et devient compagnon de la Résistance avec un déserteur chrétien se faisant passer pour juif afin d’échapper au peloton. « Le mot d’ordre, c’était la sincérité, il ne faut pas se distancier de l’histoire, parce qu’il faut rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour la France. »
Sans pour autant faire l’impasse sur une bonne dose d’humour, « qui s’impose, soit pour libérer, soit pour bousculer », notamment face à la violence des stéréotypes et préjugés antisémites retranscrits dans le film. « Si on peut encore les entendre aujourd’hui, qu’est-ce que ça devait être dans les années 1940 ? », se questionne Pascal Elbé, avant de repartir pour Paris.