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« Il a marqué l’histoire culturelle d’Alençon » : Nicolas Viot, l’un des créateurs du festival Electro Léo est mort... |
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Après l’édition 2016 d’Electro Léo, Nicolas Viot annonçait la fin de cette période musicale dans le quartier Saint-Léonard d’Alençon. © Archives Ouest-France
Le musicien de 48 ans s’est éteint mercredi 12 novembre 2025 dans les Pyrénées-Atlantiques. De 2010 à 2016, avec le festival de musique Electro Léo qu’il a co-créé, il a animé le quartier Saint-Léonard d’Alençon (Orne), jusqu’à se produire à Anova.
Le son des platines a longtemps résonné dans les rues du quartier Saint-Léonard d’Alençon (Orne), et c’était en grande partie grâce à Nicolas Viot, Alençonnais d’origine et co-créateur du festival de musique électronique Electro Léo.
« C’était quelque chose d’innovant qui faisait bouger la ville et le quartier. Il y avait plein de monde qui dansait dans les rues », se souvient Dominique Artois, adjoint à la mairie d’Alençon chargé de la culture de 2008 à 2020.
Aujourd’hui peiné d’apprendre le décès de Nicolas Viot, survenu mercredi 12 novembre 2025 dans les Pyrénées-Atlantiques, Dominique Artois se souvient de lui comme « l’une des personnes qui a marqué l’histoire culturelle de la ville ».
« Quand il lançait un projet, il s’engageait à fond »
De sa création devant le Bar à Papa, en 2010, jusqu’à sa dernière édition en 2016 à Anova, le rendez-vous était devenu incontournable. « On avait même travaillé à un système de car qui partait de Saint-Léo et amenait les gens à Anova pour la suite des festivités qui se terminaient au petit matin », se remémore, peiné, Dominique Artois.

Ici en 2015, Nicolas Viot préparait la cinquième édition d’Electro Léo, à Anova. Archives Ouest-France
Marc Aïvar, directeur du parc des expositions d’Alençon, de son côté, se souvient d’un homme « passionné, investi, toujours présent sur le terrain ». Il a travaillé avec Nicolas Viot sur plusieurs éditions du festival Electro Léo. « Au début, l’événement se déroulait dans une petite partie d’Anova, puis il a pris de l’ampleur : la grande salle… »
Le festival s’est interrompu après l’édition 2016, lorsque Nicolas est parti dans le sud-ouest de la France. « Nicolas était un gros bosseur. Quand il lançait un projet, il s’engageait à fond. C’est peut-être aussi pour ça que le festival s’est arrêté quand il est parti : il en était vraiment la cheville ouvrière. »
Nicolas Viot était marié et avait des enfants. Son inhumation a eu lieu ce mercredi 19 novembre 2025.