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« C’est un rêve » : un escrimeur du club de Damigny sélectionné pour le championnat du monde... |
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L’escrimeur Emmanuel Reynen. © Ouest-France
Emmanuel Reynen, de Damigny (Orne), intègre l’équipe de France d’escrime au championnat du monde vétéran, en sabre, qui se tiendra du 18 au 20 novembre 2025 à Manama, au Bahreïn.
Le 16 novembre 2025, Emmanuel Reynen, 47 ans, du club d’escrime de Damigny (Orne), s’envolera vers Manama, capitale du Barheïn, pour participer au championnat du monde de sabre vétérans.
Il a débuté le sabre à 5 ans, son moniteur ne fut autre que son père Frédéric, maître d’armes et créateur du club d’escrime de Damigny. Pendant quarante-deux ans, Emmanuel a décroché des diplômes d’arbitres mais aussi des médailles, une quarantaine au niveau régional, une de champion de France, et en 2022, celle de vice champion des vétérans au championnat d’Europe, à Hambourg (Allemagne). En effet, après s’être un peu éloigné des pistes, il a repris le sabre lorsque ses enfants se sont lancés à leur tour.
 Découvrir le mondial, un rêveÂ
Pour la première fois, le mondial s’ouvre aux vétérans 1 (40-49 ans), alors  être sélectionné pour le mondial au Barheïn est un rêveÂ
pour le sabreur. Ce sera donc la première compétition, hors d’Europe, à ce niveau. C’est dans la structure des jeux méditerranéens, à Manama, que les vétérans seront accueillis. Après un check-up du matériel et vêtements, le 17 novembre, Emmanuel tirera en individuel le lendemain. Le 20 novembre, il sera capitaine de l’équipe de France pour la compétition par équipe, un relais à l’italienne, c’est-à -dire en trois assauts pour chacun des trois tireurs, soit neuf assauts au total.
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Lors des individuels, il sera opposé, notamment, à ses coéquipiers de l’équipe dont le Parisien Christophe Turlier, 49 ans, un redoutable adversaire sur la piste, mais ami dès que les vingt secondes d’assauts sont finies ; en effet, le sabre se distingue des autres armes par l’extrême rapidité et les qualités  d’anticipation, de provocation, de prise de risqueÂ
requises.  L’essentiel est de donner le meilleur de soi »,
conclut-il.
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Mais participer à ces mondiaux a un coût, or ce sport n’a pas de sponsor.  La fédération nationale a pris en charge la licence internationaleÂ
, le club de Damigny donne aussi un petit coup de pouce, néanmoins, le sabreur prend à sa charge les frais de déplacement et d’hébergement. Ce peut être un frein pour les plus modestes.
Quelle que soit l’issue de ce premier mondial, il restera un rêve réalisé, un long moment de partage avec ses coéquipiers. Le  côté fraternelÂ
, inhérent au  code de conduite de ce sportÂ
éclairera cette poignée de journées.