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« C’est un sport comme les autres » : douze mordus de pétanque de 9 à 16 ans en concours à Argentan... |
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Simon Corbion, boules en main, et son frère Gabriel (assis), ont découvert la pétanque à Saint-Barthélémy où "la pratique est culturelle" ; Enzo Fontaine, d’Alençon, et Leyana Lévêque, d’Urou-et-Crennes, ont d’abord joué en famille. © Ouest-France
Dimanche 2 novembre 2025 à Argentan (Orne), douze Ornais âgés de 9 à 12 ans ont conclu leur année officielle de pétanque au boulodrome Pierre-Roux. La plupart ont commencé ce sport en famille.
C’est leur dernier concours officiel car la pétanque fonctionne en année civile
, présente Mickaël Desprès, l’un des cinq éducateurs formés par le Comité de l’Orne de pétanque. Douze jeunes âgés de 9 à 16 ans (minimes à juniors) venus de Mortagne-au-Perche, Le Mêle-sur-Sarthe, Alençon, L’Aigle, Magny-le-Désert et Urou-et-Crennes, commune déléguée de Gouffern-en-Auge, se sont affrontés dans un tournoi en tête à tête à Argentan, dimanche 2 novembre 2025.
« À Saint-Barthélémy, c’est culturel »
Un demi-boulodrome leur était réservé tandis que les adultes disputaient une compétition interclubs sur l’autre moitié. Mes parents jouent de l’autre côté du boulodrome
, indique Leyana Lévêque, qui vit à Urou-et-Crennes. Elle a découvert ce sport en loisir à travers ses parents, tout comme Enzo Fontaine, d’Alençon. La plupart de leurs parents sont joueurs
, confirme Mickaël Desprès, oncle de Leyana, qui a lui-même débuté dans sa famille.
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Les douze jeunes boulistes ont été récompensés par le Comité départemental de pétanque dimanche 2 novembre. D. R.
Ce n’est pas le cas de Steeve et Sylvie Corbion, venus encourager leurs fils Simon, 12 ans, et Gabriel, 10 ans. « Nos enfants se sont mis à la pétanque il y a six ans quand nous sommes allés vivre aux Antilles, à Saint-Barthélémy, raconte la maman. Là-bas ce sport fait partie de la culture locale. Le club de pétanque est devenu notre deuxième famille. » Très dynamique, le club fait venir des champions une fois par an pour rencontrer les jeunes de leur école.
Lorsque la famille est rentrée dans l’Orne, près de L’Aigle il y a un an, elle a trouvé l’école de pétanque d’Alençon. Ça nous fait des kilomètres, c’est un investissement en tant que parents, mais on voit que leur jeu a bien progressé.
Gabriel a fait partie de la triplette ornaise qui est allée jusqu’aux quarts de finale au championnat de France, au printemps, avec Mao et Wayatt.
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« Dur de les freiner »
Simon, qui s’est entendu dire que la pétanque, c’est un sport de vieux
répond : C’est un sport comme les autres.
Les enfants jouent à un rythme plus soutenu que leurs parents : Là, depuis un peu plus d’une heure, ils ont déjà disputé quatre parties quand leurs aînés en ont fini une
, souligne Mickaël Desprès. Le plus dur, c’est de les freiner.