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« Ça m’aide à prendre la parole » : des collégiens de Vimoutiers tentent un concours national d’improvisation... |
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Les élèves se prennent au jeu de l’improvisation, avec la comédienne, Valérie Lepeltier, de la compagnie Macédoine. © Ouest-France
Quinze élèves de 5e et de 4e du collège Arlette-Hée-Fergant de Vimoutiers (Orne) se sont lancés dans le défi du Trophée d’impro culture & diversité. Un concours national d’improvisation théâtrale qui libère l’expression des jeunes collégiens.
Quinze élèves de 5e et de 4edu collège Arlette-Hée-Fergant de Vimoutiers (Orne) participent, sur la base du volontariat, au Trophée d’impro culture & diversité. Il s’agit d’un dispositif national de pratique artistique autour du match d’improvisation théâtrale destiné aux élèves scolarisés dans des collèges relevant principalement de l’éducation prioritaire ou en milieu rural isolé.
Pour la seconde année, l’établissement participe au programme, grâce au professeur de français Maxence Louis et sa collègue professeure d’anglais, Amaëlle Grand. Le projet est financé par le collège, via des fonds du dispositif Territoire éducatif rural (TER). Nous sommes les seuls de l’Orne cette année à participer.
La comédienne et coach de théâtre d’improvisation, Valérie Lepeltier, de la compagnie caennaise, Macédoine, anime les ateliers à raison de trente heures dans l’année. Elle était présente à l’occasion de la 3e séance, vendredi 13 février.
« Ça m’aide à prendre la parole »
Les vertus d’un tel projet sont multiples. Elles sont pédagogiques, éthiques, humanistes, culturelles, socioculturelles
énumèrent Maxence Louis et Amaëlle Grand. Cela développe aussi l’écoute, le partage, la bienveillance, la confiance en eux et l’aisance sur scène tant dans l’expression orale que corporelle
. Manolo, 12 ans, constate que d’habitude je suis plutôt timide. Ça m’aide à prendre la parole
. Manel, 13 ans, y voit de l’amusement, je trouve ça super d’être entourée de gens et de faire ce qu’on aime
. Marie, 13 ans, avait participé à l’atelier l’an dernier. Elle rempile car ça m’a toujours plu. Je rejoins Manolo sur le fait que quand on est timide ça nous aide à avoir plus confiance en nous. Ça nous ouvre aussi, nous amenant à côtoyer de nouvelles personnes.
Pour Joseph, 12 ans, on se retrouve au sein d’un petit groupe avec une bonne ambiance. On apprend à mieux se connaître à travers le théâtre et c’est très chouette. Ça fait aussi une pause entre les cours.
Cette spontanéité dans leurs réponses « me touche beaucoup d’autant plus qu’ils l’ont exprimé facilement » intervient Valérie Lepeltier.
Une restitution de ce travail est prévue devant leurs camarades du collège mais aussi lors d’une finale qui se déroulera à Caen, en fin d’année scolaire.