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« Dès qu’il y a une compétition féminine, on va la faire » : la Féminade attire la Normandie de la pétanque à Argentan... |
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96 équipes féminines de toute la région Normandie se sont retrouvées au boulodrome d’Argentan. © Ouest-France
Rendez-vous rare dans l’Orne, le tournoi féminin de pétanque la Féminade à Argentan est devenu un rendez-vous attendu par toutes les joueuses de Normandie. Retour sur la 8e édition qui a eu lieu ce samedi 28 février 2026.
La Féminade, organisée par l’ASPTT Argentan ce samedi 28 février 2026, s’est imposée au fil des éditions comme un rendez-vous à part pour les joueuses de pétanque. Dans l’Orne, les concours exclusivement féminins restent peu nombreux. Résultat : certaines compétitrices venues de toute la Normandie, cochent la date dans leur calendrier. C’est le cas d’une équipe de Rouennaises : Dès qu’il y a une compétition pour les féminines, même s’il y a un peu de route, on va la faire.
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Face à l’intérêt grandissant pour cet événement, Eric Granger, le président de l’ASPTT, confirme : Une quarantaine d’équipes n’ont pas pu s’inscrire par rapport au nombre de terrain.
» La journée est un marathon, avec des parties jusqu’à minuit pour les finalistes.
Une affaire de « transmission »
Sur les terrains, les générations se croisent, les profils aussi. Valérie évoque son parcours dans la discipline : Moi ça va faire sept ans que je pratique.
» Sa coéquipière Lucie s’y est mise plus récemment : Moi ça ne fait que trois ans, je n’avais jamais joué à la pétanque avant cela.
» Catherine, de Bagnoles-de-l’Orne, rappelle l’origine de nombreuses vocations : Généralement, c’est familial, une transmission. Chez nous on a une maman qui est là et sa fille qui a 14 ans qui joue parce que le papa joue, le frère joue…
Cette diversité nourrit le renouvellement des effectifs féminins, avec de jeunes qui arrivent dans les clubs et perpétuent une pratique souvent transmise par les anciennes générations. L’atmosphère, elle aussi, est régulièrement soulignée : Le milieu féminin, c’est une bonne ambiance. Dans les compétitions masculines, c’est plus tendu.
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La victoire finale est revenue aux Alençonnaises Nadine Talvard et Charlène Cochu, qui remportent la Féminade pour la troisième année d’affilée et s’adjugent définitivement le challenge. L’organisation regarde déjà plus loin. On envisage de le passer en triplette
, confie Eric Granger. Ça permettrait d’accueillir 96 joueuses supplémentaires
. Une évolution qui accompagnerait l’intérêt croissant pour ce rendez-vous devenu incontournable.