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« On a regardé vers l’avant, caché la déception du Prix d’Amérique »: la revanche d’Iroise de la Noé et du clan Levesque... |
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La famille Levesque tout sourire autour d’Iroise de la Noé après le Prix de France. © LE TROT.
Rapidement hors course lors du Prix d’Amérique, la jument phare de la famille Levesque a remis les pendules à l’heure dans le Prix de France, ce dimanche 8 février 2026, en remportant d’une main de maître la première des deux revanches du championnat du monde du trot attelé. Une fierté pour son entraîneur et pilote Thomas Levesque, qui prolonge la belle et longue saga familiale près de Carentan (Manche).
On a regardé vers l’avant, on a caché la déception du Prix d’Amérique et on s’est remis au travail. Aujourd’hui, ça s’est bien passé dans le parcours. On a la chance d’avoir une jument exceptionnelle
. Thomas Levesque a serré le poing des grands jours, dimanche, à Vincennes. Courroucé par le rendez-vous manqué de sa jument quinze jours plus tôt dans le Prix d’Amérique, l’entraîneur d’Iroise de la Noé a remis les choses au point dans le Prix de France Eqwin et pris lui-même les choses en main en revenant dans son sulky.
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Pas forcément attendue à pareille fête, la double lauréate en titre du Prix de Belgique a placé une accélération décisive dans le dernier virage et fait très forte impression en balayant l’opposition. C’est allé vite, très vite, puisqu’elle égale le record de la course détenu par Idao de Tillard (1’09’’04) sur une courte distance (2 100 m) qui ne passait pas pour être sa spécialité.
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Un magnifique héritage familial
C’est incroyable, je n’ai pas de mots, a glissé à chaud Camille Levesque, la sœur de Thomas, non sans émotion. Il y a quinze jours, on était déçus et aujourd’hui, elle gagne facilement. Ce sont des émotions extraordinaires. Elle méritait de gagner un Groupe I car elle est très fragile
. Une victoire qui prolonge un magnifique héritage familial, allant de leur père Pierre Levesque, à leur arrière-grand-père Henri Levesque.
Du côté de Beuzeville-la-Bastille, près de Carentan, les champions Masina, Roquépine, Upsalin, Hadol du Vivier, Offshore Dream et Meaulnes du Corta ont bâti la légende de la dynastie familiale. Depuis dimanche, Iroise de la Noé s’ajoute à la liste. Et vu sa classe, elle n’a sans doute pas fini de faire parler d’elle…