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« On ne peut pas jouer contre son camp » : Amélie Oudéa-Castéra tient un discours ferme après les polémiques du Cojop... |
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Amélie Oudéa-Castéra était présente en décembre 2025 sur l’étape de la Coupe du monde de biathlon au Grand-Bornand. © MILLEREAU PHILIPPE / KMSP via AFP
La présidente du Comité olympique français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castera, a estimé vendredi que le comité d’organisation des JO-2030 ne devait « pas jouer contre son camp », en réaction aux trois démissions enregistrées en deux mois.
« On ne peut pas jouer contre son camp, on ne peut pas avoir des divisions en notre sein. Il y a une exigence de stabilité, une exigence de cohésion à laquelle on doit être vraiment extraordinairement vigilant », a déclaré la présidente du Comité olympique français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castera, à quelques journalistes à Milan, juste avant l’ouverture des JO.
Pour l’ancienne ministre des Sports, « la qualité de la gouvernance » du Cojop « est un élément non négociable pour la réussite » des JO-2030, pour lesquels il n’y a plus de « marge temporelle ».
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Martin Fourcade s’est déjà exprimé
« C’est dans moins de quatre ans maintenant, il n’y a pas une journée à perdre sur ce projet », a-t-elle rappelé, alors que la carte des sites, le programme sportif et la répartition détaillée des dépenses restent à finaliser. L’ex-biathlète Martin Fourcade, qui avait renoncé à présider le Cojop, finalement confié à l’ancien skieur de bosses Edgar Grospiron, appelait dans la matinée « toutes les parties à avancer main dans la main », car « aujourd’hui ce n’est pas le cas ».
« On a besoin d’avoir maintenant plus de stabilité au coeur du comité d’organisation », a renchéri la patronne du CNOSF, pour qui c’est « le sens de la mission » de clarification confiée par le gouvernement à Edgar Grospiron, qui doit rendre ses conclusions le 19 mars.
« Il faut qu’on soit tous en ordre de bataille »
Mme Oudéa-Castera s’est dite « extrêmement attentive » au fait de « prendre les problèmes suffisamment vite », éviter toute « opposition culturelle entre les équipes issues de Paris 2024 et les équipes de la montagne », et « avoir de la sérénité pour vivre de grands Jeux ».
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Jeudi, la ministre des Sports Marina Ferrari avait elle aussi dit attendre la mi-mars. « Maintenant, il faut qu’on soit tous en ordre de bataille. Je n’attends pas des gens qui partent ensemble en vacances, j’attends des gens qui délivrent des Jeux ».