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« Pas de coach, les anciens transmettent » : au Trophée des filles de l’ASPTT d’Argentan, la pétanque se la joue mixte... |
Au boulodrome d’Argentan (Orne), ce dimanche 23 novembre 2025, le « Trophée des filles » dépasse la simple compétition. Sous l’impulsion de Virgile Fauvel, l’événement devient un outil d’intégration, où anciens et nouveaux licenciés tissent des liens autour du jeu.
Ce dimanche 23 novembre 2025, au Trophée des filles de l’ASPTT Argentan (Orne) section pétanque, la vraie victoire n’est pas seulement au fond du jeu : elle est dans l’ambiance. On est les seuls dans l’Orne à faire cela ! D’ailleurs, d’autres clubs commencent à me demander de venir organiser ce type de tournois »,
sourit l’organisateur bénévole au club, Virgile Fauvel.
Des équipes mélangées en fonction du classement
Sa compétition, lancée en octobre et comprenant trois phases, mêle tir de précision (tirs à 6, 7 et 8 m) , tête-à-tête, doublettes, triplettes… Mais surtout elle mélange les profils. Ça permet une intégration des nouveaux dans le club et une meilleure entente. L’idée, c’est qu’il y ait au moins une fille par équipe. Aujourd’hui, c’est la finale, il reste quatre équipes »,
insiste-t-il.
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Sur soixante et un licenciés, trente-six ont répondu présent. Preuve que l’idée fonctionne, et que cette compétition interne a trouvé sa place. Les équipes, mélangées selon les classements, poussent les joueurs à se rencontrer d’une autre façon. Le rôle social, c’est essentiel dans une association »,
glisse Éric Granger, le président du club.
« Une petite famille »
Sylvie Laudrin par exemple, 65 ans, est arrivée avant 2011, quand le club de Vieux-Pont a disparu »,
et résume en un mot ce qui la fait revenir : L’état d’esprit.
Avec son équipe, composée uniquement de féminines »,
elle écume les championnats départementaux et régionaux. On essaie d’accrocher les meilleurs, c’est la compétition, hein… Mais déjà, la convivialité, c’est ça. Et il y a plus de filles licenciées cette année.
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Parmi les nouvelles : Lori Leraitre, 20 ans, la plus jeune du club, arrivée il y a un an, grâce à son copain. Depuis, elle n’est plus repartie. On est un peu une petite famille. J’aime bien, confie-t-elle. Aux entraînements du mercredi et du vendredi, pas de formateur diplômé : ce sont les anciens qui transmettent.
Cette année, quatorze femmes sont licenciées et treize ont participé au tournoi. Un signe fort et un club où l’on cherche la performance, bien sûr, mais où la journée est gagnée souvent avant même le premier lancer : dans un salut, un conseil ou un sourire échangé…