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« Un aléa pas simple qui s’ajoute » : contraint de jouer sur son terrain synthétique, le FC Flers perd des spectateurs... |
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La pelouse toute neuve du stade du Hazé à Flers, dans l’Orne, n’est pas praticable. © Ouest-France
Durant l’intersaison, la pelouse du stade du Hazé à Flers, dans l’Orne, a été changée. Inauguré le 4 octobre, le FC Flers n’y a joué qu’un seul match, avant qu’elle ne devienne impraticable. Un arrêté a été pris jusqu’au 31 janvier 2025.
Les travaux de la nouvelle pelouse du Hazé ont débuté le 16 juin 2025, en même temps que celui de la nouvelle piste d’athlétisme. L’objectif de la Ville de Flers était « de moderniser » ces équipements « vieillissant ». Le nouveau terrain a été inauguré le 4 octobre dernier, le FC Flers a affronté Mondeville, mais les conditions climatiques rendaient déjà le match compliqué.
« On a certainement un problème de rupture des structures d’irrigation »
Depuis, aucune rencontre n’a été rejouée sur la pelouse. Un arrêté interdisant l’accès à la pelouse a été pris par la municipalité jusqu’au 31 janvier, obligeant le FC Flers à jouer sur le terrain synthétique. Seulement, les supporters sont moins nombreux et la recette aussi. « Lors du dernier match contre la B du Havre qui devait être le match de la saison, on a fait vingt places alors qu’en général c’est 350 à 600. Forcément, les conditions climatiques ne donnaient pas forcément envie, avec la pluie, presque la neige, mais il y a un manque à gagner. Sans compter, les annexes avec la buvette, avant, pendant et après le match. C’est un aléa pas simple qui s’ajoute », glisse le président du FC Flers, David Lottin, sans préciser le montant exact du manque à gagner. Il a donc demandé une subvention exceptionnelle à la municipalité pour compenser cette perte.
De son côté le maire de Flers, Yves Goasdoué explique : « Le terrain est jouable s’il fait sec. Les terrains neufs sont très fragiles, on a intérêt à le laisser s’enraciner. Nous n’avons pas de problème de perméabilité mais certainement un problème de rupture des structures d’irrigation. Évidemment, le club perd un peu de recettes et ce n’est pas facile, mais on s’entend très bien avec le président. »
Lors du conseil municipal, la demande de subvention sera examinée. « Je vais proposer de la maintenir au même niveau. Elle ne me choque pas. Puis, le club fédère beaucoup. Il y a zéro sujet là-dessus. » Avant de balayer les critiques : « Ça fait beaucoup le buzz sur les réseaux sociaux, on m’interpelle aussi dans la rue pour me dire ce qu’il faudrait faire pour le terrain. »