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6 Nations. « Une association de génies »: la charnière Antoine Dupont-Matthieu Jalibert encensée par la presse étrangère... |
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Matthieu Jalibert célèbre son essai contre l’Irlande dans les bras d’Antoine Dupont. © KEMPINAIRE STEPHANE / KMSP via AFP
Titularisée pour le match d’ouverture du Tournoi des Nations contre l’Irlande le 5 février, la paire Antoine Dupont - Matthieu Jalibert a été étincelante. Au point d’être reconnue comme la meilleure du monde.
Et si le XV de France comptait dans ses rangs la meilleure charnière du monde ? Une question légitime qui ne mérite pas vraiment de débats enflammés tant la réponse paraît évidente. Sans trop se mouiller, et en toute objectivité, aucune équipe dans le monde n’est capable d’aligner un duo aussi dangereux qu’Antoine Dupont et Matthieu Jalibert. Et si cette affirmation peut laisser quelques personnes sceptiques, il n’y a qu’à voir les éloges de nos voisins anglais - pourtant adeptes d’un chauvinisme assumé - pour comprendre que Fabien Galthié possède entre ses mains « deux génies du rugby ».
À l’approche de la deuxième rencontre du Tournoi des 6 Nations contre le pays de Galles, ce dimanche 15 février (16 h 10) les médias étrangers n’ont pas arrêté de mettre en avant le tandem toulousain-bordelais, à l’image du Times , dithyrambique au sujet de la charnière tricolore après la performance remarquée et remarquable contre l’Irlande en ouverture de la compétition.
Le plus grand duo français de tous les temps ?
« Les Irlandais ont tenté de neutraliser Dupont. Il n’a pas produit sa magie habituelle, mais Jalibert, lui, en a fait régner une. L’ouvreur a constamment menacé le ballon. A-t-on seulement réfléchi à l’influence de la simple présence du demi de mêlée sur les ouvertures créées par l’ouvreur ? », interroge le journaliste spécialisé Stuart Barnes, avant d’affirmer : « Nous pourrions assister à la naissance du plus grand duo français à la charnière de tous les temps. » Rien que ça. Et pour pousser le compliment jusqu’au bout, l’Anglais n’hésite pas à chercher les comparaisons les plus flatteuses.
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Certains pensent que « Dupont et Ntamack pourraient tirer profit de leur association symbiotique à Toulouse. Mais quand on pensait que (Gareth) Edwards et (Barry) John étaient indétrônables, voilà que (Phil) Bennett, tel un caméléon, propulsait le Pays de Galles, les Lions britanniques et irlandais (Afrique du Sud 1974) et Edwards vers de nouveaux sommets. »
Quand Dupont disparaît, Jalibert se démarque
Dupont et Jalibert se rendent service mutuellement et les étincelles produites contre l’Irlande vont (certainement) faire mal à une équipe galloise en perdition. « Dès que leur attention se porte sur le centre du terrain, Dupont disparaît. De la même manière, lorsque l’Irlande s’est concentrée sur le jeu de course redoutable du demi de mêlée, Jalibert s’est démarqué, créant des espaces par la simple suggestion d’un changement de rythme du numéro 9. »
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Un véritable casse-tête et une aubaine pour l’équipe de France. Fabien Galthié et son staff ont peut-être trouvé le dernier ingrédient secret pour régner sur le monde. À condition de continuer à marquer les esprits pour la suite du Tournoi.