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À Sarceaux, les footballeurs à l’heure du digital... |
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Yann Ducroizé, nouveau président de L’AS Sarceaux et Theo Dufour, en charge de la communication. © Ouest-France
Les Sarcelliens (Orne) amoureux de ballon rond n’ont pas oublié les débuts de leur club en 1982. À l’époque, les joueurs évoluaient dans un champ, avec leur fameux maillot vif rouge orangé, maillot qui leur a valu leur surnom de « Tangos ».
Aujourd’hui, le contraste est saisissant : le club de football de Sarceaux dispose d’un complexe à 700 000 €, comprenant deux terrains impeccables, des vestiaires modernes et un club-house convivial. « Les équipes extérieures sont surprises par nos infrastructures, et c’est aussi à travers leurs yeux qu’on réalise la chance que nous avons, confie Yann Ducroizé, le nouveau président. Et en plus, nous avons gardé nos anciennes infrastructures pour les entraînements. »
Ce début de mandat marque une nouvelle étape pour cette association qui n’a connu que trois présidences en quarante ans. « Nous allons organiser un tournoi U11-U13, le jeudi de l’Ascension, une première depuis des années. Vingt-quatre équipes seront réunies, avec le soutien de nos bénévoles et d’Intersport pour l’expertise organisationnelle », explique Yann Ducroizé.
Le club est passé de 196 à 250 licenciés en un an
« Nous sommes en train de nous digitaliser, même si ce n’est pas une adaptation facile pour tout le monde : QR code pour les inscriptions aux événements, réseau Teams pour le bureau, communication soignée sur Facebook avec Théo Dufour, community manager basé à Caen. Celui-ci immortalise les entraînements et les matchs avec son appareil photo », détaille le président.
« Les joueurs m’écrivent dès le soir pour savoir quand les clichés seront en ligne. Ils adorent ça. Les réseaux sociaux, c’est essentiel pour recruter et fédérer », assure Théo Dufour.
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Le club, qui est passé de 196 à 250 licenciés en un an, accueille des joueurs de tous âges, des U7 aux vétérans loisirs, sans oublier l’équipe féminine senior. Yann Ducroizé souligne : « Nous avons aussi l’ambition de faire remonter notre équipe masculine en première division district (actuellement en milieu de classement de deuxième division), mais le critère sportif ne sera pas la seule équation pour y arriver. Nous devons avoir deux arbitres officiels. Nous venons d’en recruter un, il nous en faut un deuxième. »
La main à la pâte
« Notre priorité, c’est que tout le monde trouve sa place ici. Parents, éducateurs (au nombre de vingt-cinq), bénévoles : chacun met la main à la pâte pour faire vivre le club, que ce soit en entraînant ou en organisant des événements, comme la fameuse soirée du foot, qui a réuni 250 convives à Écouché, cette année. »
Côté financement, une vingtaine de partenaires privés permettent au club de poursuivre son développement. « Nous voulons accentuer ce côté-là dans les prochaines années. Mais l’AS Sarceaux ne doit pas perdre de vue son ADN : proximité, convivialité et passion », conclut Yann Ducroizé.