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Alençon. L’Étoile alençonnaise face aux difficiles conséquences du Covid... |
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La section gymnastique de l’Étoile alençonnaise est en manque d’éducateur. © Archives Ouest-France
L’assemblée générale élective de l’Étoile alençonnaise (gymnastique et badminton) n’a pu permettre l’élection d’un nouveau bureau, mercredi 15 décembre 2021, faute de candidats.
Il y a un avant et un après Covid-19 pour l’Étoile alençonnaise. L’assemblée générale des sections gymnastique et tennis de table a eu lieu ce mercredi 15 décembre 2021. Philippe Dugrand, responsable de la section tennis de table, accompagné du trésorier Philippe Devaux, a déroulé le fil directeur de la réunion, autour de deux thématiques : les bilans sportifs et économiques de deux saisons quasi blanches et le fait que l’assemblée générale était élective.

Le président de l’Étoile alençonnaise, Philippe Dugrand (au centre), doit faire face à un manque de dirigeants. Ouest-France
Un bilan sportif tristounet
Même sous le masque, on le devine. Philippe Dugrand et tous les autres membres n’ont pas le sourire. Pandémie oblige, « les équipes engagées en compétition ont diminué. En gym, il faudrait un éducateur de plus, mais on n’arrive pas à le recruter. En tennis de table, la reprise a été douce mais cinq équipes, donc une vingtaine de pongistes, n’ont pas repris ». Le président analyse la situation et indique qu’il faudrait songer « à d’autres formes de sollicitation envers les jeunes et les adultes. Le partenariat avec la Ligue contre le cancer a été prolongé tandis que le bémol vient de l’annulation de l’angle sport-santé ».
Concernant la vie démocratique du club, l’Etoile regrette « la démission d’un poste sur le secteur gymnastique ». Philippe Dugrand affirme se donner « jusqu’à la première semaine de janvier » pour rééquilibrer la balance. Le club, malgré la crise sanitaire depuis presque deux ans, se porte plutôt bien économiquement. Et pourtant, l’Etoile a vu un effondrement du nombre de ses partenaires de 70 % et du nombre de ses licenciés (42 000 euros en moins en deux ans). Le solde de l’exercice 2020-2021 reste tout de même positif, de l’ordre de presque 5 000 euros.
Quel avenir pour l’Étoile alençonnaise ?
Prévue l’an dernier, l’assemblée générale élective avait été repoussée en raison de la pandémie et du contexte sanitaire. Le conseil d’administration est difficile à mettre en place. « Le problème, c’est qu’on est très peu ! », regrette Philippe Dugrand. Mercredi, il était le seul, avec le trésorier, a souhaité poursuivre l’aventure. Dans l’assemblée, les volontaires n’étaient pas légion. Quatre personnes ont dit vouloir « aider ponctuellement selon les besoins », sans « pouvoir ou vouloir s’investir totalement dans l’association ». C’est représentatif, d’après Julie Babin, responsable du bureau Sports et Jeunesse du conseil départemental, d’un moment où « les jeunes ne veulent plus s’investir dans une association, mais sont disponibles pour donner des coups de main ponctuellement ».
La situation est inquiétante mais représentative de « la crise traversée par le bénévolat » selon les dires de Vanessa Bournel, adjointe au sport à la mairie d’Alençon. « La crise a eu un réel impact. » L’avenir de l’Etoile se jouera lors d’une future réunion qui décidera de l’intronisation des nouveaux membres de la vie associative et sportive.