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Au haras du Pin, l’ancestral atelier de sellerie accueillera de jeunes artisans... |
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Mathilde Costeux, 25 ans, est la première jeune artisane de la nouvelle pépinière d’entreprises de sellerie du haras du Pin. © Ouest-France
L’Institut français du cheval de l’équitation a créé une pépinière d’entreprises. De jeunes talents de la sellerie artisanale vont investir l’atelier ancestral du haras du Pin, dans l’Orne, pour développer leur activité. Des visites sont possibles pour le public.
Au cœur du haras du Pin, dans la cour Lambesc, l’ancestrale sellerie a été rénovée. L’endroit avait été laissé à l’abandon. Mais l’Institut français du cheval de l’équitation (IFCE) a décidé d’implanter sa pépinière d’entreprises au Pin-au-Haras (Orne). Autrement dit, faire travailler de jeunes talents de la sellerie artisanale pour les aider à développer leur activité.
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Sur cette table, l’artisane réalise des selles et tout le matériel de harnachement utile au haras. Ouest-France
Une pépinière de jeunes talents
Depuis décembre 2022, c’est Mathilde Costeux, 25 ans, qui a investi les lieux. Elle est la première jeune artisane à profiter du dispositif. « Ce n’est pas que la mise à disposition d’un endroit pour travailler et d’outils, explique Raphaël Rivard, responsable du secteur de la sellerie à l’IFCE. Mathilde a aussi accès à des formateurs pour progresser. »

L’atelier de sellerie du Haras national du Pin. Ouest-France
L’objectif de cette pépinière est de mettre un à trois jeunes artisans à peine sortis d’études dans les meilleures conditions pour travailler. Des jeunes triés sur le volet au sein de l’école de sellerie gérée par l’IFCE, située à quelques mètres du haras. « L’école est devenue la référence de la sellerie en France », assure-t-il. Vingt-cinq élèves y étudient chaque année.
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« Bonne atmosphère de travail »
« Il y a une bonne atmosphère de travail, c’est très agréable, avoue Mathilde Costeux. Avant dans l’atelier, il y avait beaucoup de poussières, de la moisissure. J’ai pu donner mon avis sur la restauration du lieu. »
De larges tables en bois occupent la pièce et supportent le cuir et les outils de l’artisane toute la journée. Elle y réalise tout le matériel de harnachement utilisé au Haras national du Pin, mais aussi de la maroquinerie. L’atelier est ouvert au public pendant les vacances scolaires, où l’artisane réalise des démonstrations de son travail.