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Basket-ball. Ligue 2 féminine : « On explose dans le dernier quart », Alençon a mal fini au Havre... |
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Fayzat Djoumi a joué l’intégralité de la rencontre au Havre. © Ouest-France
Les Alençonnaises, seulement 4 points inscrits dans les dix dernières minutes, ont chuté contre une équipe de bas de tableau (57-49), samedi 1er février. Elles ont manqué de profondeur de banc pour mieux finir le match.
Face à une équipe seinomarine qui ne comptait que deux victoires au compteur depuis le début de la saison, les équipières de Fayzat Djoumoi ont réalisé une bonne première mi-temps. Sous l’impulsion de Jade Gaillard, à la manœuvre et réalisatrice de 14 points en première mi-temps, les Alençonnaises basculaient en tête (34-37, 20’) après avoir compté 8 points d’avance (27-35, 18’). Le troisième quart-temps ne changeait rien à la donne et c’est toujours nanti d’une avance de quatre points que les Alençonnaises entamaient les dix dernières minutes de jeu… fatales !
« C’est dans le quatrième quart-temps que l’on explose. On n’avait plus d’identité défensive et même offensive », souligne Latifa Rhennam, assistante-coach. Et, la lecture de la feuille de marque ne peut qu’abonder dans son sens. Les Ornaises ont eu la main de plomb dans le dernier quart-temps, n’inscrivant que 4 points. Rédhibitoire pour entrevoir la victoire. La conséquence de la débauche d’énergie antérieure.
Cinq joueuses alençonnaises ont cumulé plus de 30 minutes sur le parquet, dont une (Fayzat Djoumoi) qui a joué toute la rencontre, contre deux pour leurs adversaires. Une limitation dans les rotations qui impacte fraîcheur et lucidité, deux facteurs importants et décisifs en fin de rencontre. Ensuite, une seule personne vous manque et tout s’en ressent. « Cassandra (Vêtu) absente, cela a été compliqué de mettre en place notre jeu. » Même si Jade Gaillard a fait bonne figure, et a été la meilleure marqueuse ornaise, sa relation avec ses équipières en phase offensive est moins fluide que la connexion établie par la meneuse titulaire.
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À cette défection, il convient d’ajouter le manque de poids dans la raquette où Morgane Armant fait figure de seule joueuse de métier dans ce secteur et qui convoque cette réflexion : « Il ne faut pas oublier qu’on est diminué. On a joué en sous-effectif comparé au Havre. » Malgré les difficultés, un vent optimiste et positif accompagne le promu comme en attestent les propos de Latifa Rhennam : « Je ne suis pas effrayée parce que je sais que c’est une équipe qui a du caractère et qui va rebondir. »
Et, il n’y a pas plus beau qu’un derby face à Mondeville, la référence régionale, dans une nouvelle salle (Anova) devant un public qui sera très fourni, pour se remettre en selle.