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Basket. La liquidation judiciaire de l’USBD Alençon a été prononcée par le tribunal... |
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Latifa et Fayssal Rhennam, comme les autres salariés de l’USBD Alençon concernés par la liquidation judiciaire, aperçoivent le bout du tunnel. © Archives Nathalie Douley
Attendue depuis plusieurs semaines, la liquidation judiciaire de l’USBD Alençon a été prononcée par le tribunal judiciaire d’Alençon, ce lundi 3 novembre 2025. Une façon de « tourner la page » pour les salariés concernés qui espèrent désormais récupérer rapidement les sommes non versées.
Comme un triste clin d’œil du destin, c’est à quelques pas de l’hôtel de Ville d’Alençon, où les joueuses de l’USBDA avaient célébré leur titre de N1 et le sacre en Trophée Coupe de France il y a moins d’un an et demi, que la liquidation judiciaire du club ornais a été officiellement prononcée, ce lundi 3 novembre 2025, par le tribunal judiciaire. Une audience à laquelle ont assisté une partie des quatorze salariés concernés, dont Fayssal et Latifa Rhennam, ainsi que l’ancienne capitaine de l’équipe alençonnaise, Cassandra Vêtu. « On va pouvoir tourner la page, souligne le coach ornais. Et préparer chacun la suite de nos parcours professionnels. Même si on est encore dans le flou sur le paiement de nos salaires. »
L’audience avancée de trois semaines
Prévue initialement le 24 novembre, l’audience a été avancée de trois semaines pour répondre au désarroi des salariés, pas payés depuis juillet. Joaquim Pueyo, le maire d’Alençon, avait il y a quelques jours, fait lui-même une demande écrite au tribunal. « L’important, c’est que la chose soit actée, appuie Me Hubert Guyomard, avocat du club. Maintenant, les salariés vont être contactés par le mandataire nommé par le tribunal, qui va traiter avec l’AGS (Assurance garantie des salaires) ».
Ce dernier a quinze jours pour licencier officiellement les salariés concernés. « De facto, pour les salariés en CDD, c’est une rupture de contrat abusive donc cela concerne les salaires jusqu’aux termes du contrat dû, explique Me Anthony Mottais, avocat de Fayssal et Latifa Rhennam ainsi que de plusieurs joueuses de l’effectif. Ceux qui sont en CDI se verront proposer un contrat de sécurisation professionnelle. »
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Présent au tribunal, Christophe Gandini n’a pas répondu à nos sollicitations. Dans le prononcé du délibéré, l’état de cessation de paiement a été arrêté au 5 août et le déficit estimé à 290 000 euros. « Le chiffre qui a été donné permet d’établir que l’USBDA était incapable de faire face à ses dettes », conclut Hubert Guyomard.