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Basket. Ligue 2 féminine : bien trop intermittente, l’USO Mondeville joue avec le feu... |
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Le nouveau double-double réalisé par Hatoumata Diakité n’aura pas suffi. © Guillaume Marie
L’USO Mondeville a compté jusqu’à 11 longueurs d’avance sur le parquet de Voiron, troisième de Ligue 2 féminine, samedi 28 février 2026, avant d’exploser au cours d’une deuxième mi-temps où elle n’aura inscrit que 15 points (65-58). À cinq journées de la fin de la saison régulière, le risque de ne pas disputer les playoffs prend de l’épaisseur.
Sur la longue liste de matches qui, potentiellement, laisseront des regrets, celui perdu à Voiron occupera une place de choix. Pas la première car c’était un des cadors en face et qu’il n’a rien volé à qui que ce soit mais dans l’esprit de Morgan Debrosse et de ses joueuses, il y avait la place pour décrocher le gros lot. Dans notre situation, on se doit de performer et de se révéler face à ce genre d’équipe, souffle le coach mondevillais. Il faut intégrer et comprendre qu’il y a une forme d’urgence et cette urgence doit réveiller en nous cette capacité à répondre au défi physique imposé, quel qu’il soit.
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En Isère, l’Usom n’y est parvenue qu’à mi-temps, l’espace de 20 minutes parfaitement bien négociées (36-43), laissant entrevoir un succès. Mais révolte locale il y a eu, et Mondeville a fini par sombrer, à l’image de Davina Kasongo (3 points à 1/7 au tir, -2 d’évaluation) et de Shelby Saint-Juste (2 points à 0/5 au tir, 1 d’évaluation), cadres défaillantes. À l’arrivée, les 15 malheureux points inscrits après le repos et les 24 pertes de balle pèsent très lourd dans la balance.
Mondeville n’a plus de joker
On savait qu’elles allaient élever le curseur et on a eu du mal à s’exprimer, regrette Morgan Debrosse. Dans le dernier quart-temps, on se fait manger physiquement. Quand tu ne parviens pas à te démarquer ou à faire la passe dans le bon timing, tu ne peux pas jouer. On a subi leur pression tout terrain, en manquant de précision sur les montées de balle.
Voilà donc Mondeville confronté à ses limites et bloqué à cette inconfortable 9e place qui, dans un gros mois, offrira des vacances précipitées à l’équipe qui l’occupera. Si c’est l’Usom qui la conserve, le bilan sera bien terne, pour ne pas écrire médiocre. Le temps presse, les progrès ne sautent pas aux yeux et le prochain déplacement à Feytiat, samedi prochain, prend clairement des allures de tournant.
Le calendrier sera plus favorable après Feytiat (réception de Bihorel, déplacement au Pôle France notamment) et on n’aura pas le droit à l’erreur, rappelle Morgan Debrosse. Mais pour espérer intégrer ce Top 8, il faudra en prendre au moins un face à Feytiat ou Aulnoye.