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Boxe. Alençon, Argentan et Flers absent des finales régionales… Faut-il s’inquiéter pour la boxe ornaise ?... |
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Karim Houllier (à gauche), président du club d’Argentan et Thomas Barbier. © Fournie par le BC Argentan
Alençon, Flers et Argentan n’ont pas réussi à hisser leurs boxeurs en finales des championnats de Normandie, qui ont lieu ce samedi 6 décembre 2025 dans la région dieppoise. Parmi les causes avancées par les trois principaux clubs du département, le difficile renouvellement de génération. En manque de compétiteurs, c’est la boxe éducative qui a pris le relais.
Avec la défaite de l’Alençonnais Benoît Pommier en demi-finale des championnats de Normandie, dans un combat qui, physiquement, a été déséquilibré, l’Orne ne présentera aucun boxeur lors des finales régionales prévues ce samedi 6 décembre 2025 à Luneray (Seine-Maritime).
« Nous avons très peu de compétiteurs »
À Argentan, le constat s’impose de lui-même. Et cela même si le premier club de l’Orne compte 107 licenciés et se débrouille « dans une salle toute petite ». Karim Houllier, président du Boxing Club Argentanais, le concède : « Il y a eu des périodes avec de très bons boxeurs ». Sans remonter très loin. L’an passé, Estelle Lefébure avait décroché le titre de championne de Normandie. Reste que la densité est faible.  Nous avons très peu de compétiteurs. Auparavant, on pouvait organiser un gala avec les boxeurs locaux. Là , c’est plus compliqué.Â
Houllier se rend à l’évidence :  Une génération a disparu. À cause du zapping ? Il y a tellement de loisirs que les jeunes changent. Les ados préfèrent traîner en ville plutôt que de faire du sport. C’est à l’image de la société.Â
Jules Ballet-Lesage, lui, est  un cas exceptionnel. Il est arrivé au club à 10 ans, il y a 5 ou 6 ans. Il est très assidu aux entraînements. Restera-t-il ?Â
Le dirigeant argentanais veut prendre aussi sa part : « Les entraîneurs et les présidents de clubs, on en est certainement un peu responsable.  Tout comme peut-être le comité et la fédération ? »
Son boxeur professionnel, Thomas Barbier, est formateur, avec Necni Tokat. Celui qui a encore le statut professionnel partage l’analyse de son président.  Ici, il n’y a pas d’université. Les jeunes sont là trois ans, voire moins. On amène les débutants aux championnats Novices. Les jeunes tiennent moins, ils ne persévèrent pas autant qu’avant.Â
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Du côté d’Alençon, seul club ornais à avoir présenté un boxeur lors des demi-finales régionales, le son de cloche est plus positif. « Le Ring se porte très bien, estime Philippe Seurin, coach historique de la structure. Nous sommes en progression en nombre de licenciés. Cinq anciens boxeurs sont restés. En tout, il y a onze compétiteurs, dont six nouveaux que nous formons et qui sont prometteurs.Â
Le club d’Alençon  donne rendez-vous au mois de février, mars ou avril pour un gala.Â