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Caen BC. « Il n’y a aucune excuse à chercher », réagit Jean-Baptiste Lecrosnier après l’humiliation subie à Pau... |
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Jean-Baptiste Lecrosnier a vécu une soirée pénible, ce vendredi. © Guillaume MARIE
Catastrophique au cours d’une première mi-temps à sens unique, à peine moins ridicule après le repos, le Caen BC a pris une gifle sur le parquet de Pau (90-54), ce vendredi 30 janvier 2026. Un revers cinglant qui, sur la forme, est forcément dérangeant pour une équipe luttant pour son maintien. Heureusement, les principaux concurrents directs du CBC ont également perdu ce vendredi…
14-0 après 219 secondes de jeu, 4 petits points inscrits en 9 minutes, 0 d’évaluation collective au bout de 15 minutes (36-15)… Circulez, il n’y avait rien de beau à voir de la part du Caen BC, ce vendredi 30 janvier, sur le parquet de Pau (90-64). Surclassés dans tous les registres, notamment dans l’engagement, ce qui est gênant lorsqu’on lutte pour un maintien, horribles à trois points (4/32) comme à deux (13/38), les Caennais ont pris une immense raclée.
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Avec ce comportement-là et ces joueurs-là , le Caen BC court un grand danger. Il n’a remporté qu’un seul de ses onze matches en déplacement et n’affiche absolument pas le caractère d’une équipe prête à batailler pour son maintien.
La seule bonne nouvelle de la soirée, c’est qu’Évreux, Quimper et Challans, les principaux rivaux du CBC dans la lutte pour le maintien, ont également chuté ce vendredi soir. On se console comme on peut dans des saisons si laborieuses. Découvrez la réaction de Jean-Baptiste Lecrosnier.
Jean-Baptiste Lecrosnier (entraîneur du Caen BC) : « On a tout subi, de la première à la dernière minute. Encore une fois, on ne commet qu’une faute après 8 minutes alors que l’on se fait bousculer dans l’agressivité et dans l’intensité. Nous sommes coupables de ça et il n’y a aucune excuse à chercher. Suis-je agacé ? Comment pourrais-je ne pas l’être. En Pro B, quand tu es dominé dans les deux marqueurs que sont l’agressivité et l’intensité, tu ne peux pas espérer grand-chose. Ce soir, on n’a rien espéré.
On a beau avoir eu de meilleures intentions en sortant du vestiaire, ça ne s’est pas matérialisé sur le terrain par qui que ce soit. On a été dominés de la tête et des épaules.
Est-ce que les joueurs ont conscience du danger qui les guette ? Je l’espère, je le crois oui. Mais c’est bien beau de le dire ou de le penser, il faut agir. C’est facile d’avoir conscience de certaines choses, encore faut-il agir dans des contextes difficiles.
C’est un match qui doit et va me servir. Faut-il recruter ? Avant de penser à cela, on a besoin des joueurs qui sont là aujourd’hui. Eux se doivent de réagir. L’erreur, ce serait de faire des choses de manière précipitée et n’importe comment.
Une soirée catastrophique, ça peut arriver, mais qu’une seule fois. C’est la première que je vis avec ce groupe et je vais tout mettre en œuvre pour que ce soit la seule. Je ne veux pas faire de fausses prédictions, c’est dans les actes qu’on voit les choses.
Cette équipe travaille bien, mais ce n’est pas suffisant. L’approche d’un match est essentielle. Ce soir, on a tous pris 40 points et personne n’est fier. Le fait d’élever le ton n’est pas ce qui va faire changer les choses. Il faut qu’on fasse bien mieux et que cette équipe réagisse. Je me répète, mais l’intensité, la dureté, l’agressivité sont des facteurs essentiels pour se donner des chances de gagner des matches de haut niveau. Nous sommes coupables d’avoir été absents dans ces trois facteurs-là . On a été punis très justement par une équipe qui a été irréprochable dans ces secteurs. »