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Coupe de France féminine. « On est en train de marquer l’histoire du SM Caen », sourit Alizée Leroty, qualifiée en quart... |
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Le SM Caen est le seul club non issu de la Première Ligue à être qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de France féminine. © Anthonin Cathrine / SM Caen
C’est historique ! Grâce à sa victoire à Châtenoy-le-Royal (D3F), dimanche 25 janvier 2026 (1-2), la section féminine du SM Caen (D3F) disputera pour la première fois les quarts de finale de la Coupe de France, le 15 mars. Alors que le tirage au sort est programmé lundi 2 février, son attaquante Alizée Leroty, qui a connu les débuts du foot féminin à Malherbe, se confie. Elle rêve de croiser la route de l’Olympique Lyonnais (Première Ligue) et d’évoluer au stade Michel-d’Ornano.
Pour la première fois depuis sa création en 2019, la section féminine du SM Caen (D3F) s’est qualifiée pour les quarts de finale de la Coupe de France, dimanche 25 janvier 2026, à Châtenoy-le-Royal (D3F, 1-2). Son attaquante Alizée Leroty n’a pas encore totalement réalisé.
Avez-vous conscience d’avoir marqué l’histoire avec cette qualification du SM Caen en quarts de finale de la Coupe de France ?
Les émotions ont forcément été incroyables mais dimanche, on ne se rendait pas vraiment compte de ce qu’on avait fait. Ce lundi, au réveil, on a vu tous les articles, reçu plein de messages. On fait partie des huit dernières équipes d’une compétition où il y avait plus de 1 000 clubs au départ. C’est quelque chose d’incroyable, on commence à réaliser petit à petit. Vu que le tirage au sort n’a pas encore été effectué, on ne peut pas encore complètement le faire mais on sait qu’on est en train de marquer l’histoire de la section féminine du Stade Malherbe et du club en général.
« J’espère que mon plus grand moment à Malherbe sera mon week-end du 15 mars »
Votre voix est éraillée. Cela veut-il dire que la fête fut à la hauteur de la qualification ?
On a un peu chanté dans le bus en rentrant (sourire). Mais avec la fatigue, ce n’était pas une très grande fête non plus.
Le SM Caen est le seul club qualifié pour les quarts à ne pas évoluer en Première Ligue. Qu’est-ce que ça dit de votre parcours ?
Cela dit qu’on a été solide. Je ne sais pas si on peut dire qu’on a eu de la chance sur les tirages, parce qu’on a quand même éliminé deux équipes de D3. On sait tous que les matches de Coupe de France sont différents de ceux du championnat. Aucune victoire dans ce parcours n’a été facile. On n’a pas démérité de se retrouver en quarts de finale.
Vous étiez du lancement de la section en 2019. Est-ce pour vous le plus grand moment vécu au Stade Malherbe ?
Cela va rester parmi les plus grands moments de Malherbe mais je n’ai pas envie de dire que c’était le grand moment depuis que je suis au club, parce qu’on est en train d’écrire l’histoire de la section et de la Coupe de France. Cette saison n’est pas finie, j’espère que mon plus grand moment à Malherbe sera mon week-end du 15 mars.
« Se procurer et faire vivre des émotions, c’est ce qu’il manquait au Stade Malherbe »
Qu’est-ce qui fait que ça arrive sept ans après la création de la section ?
Le changement de coach et de staff. Il a amené une structure et de la clarté au Stade Malherbe. Ils sont très à l’écoute, tout en étant exigeant, ce qui nous permet de progresser individuellement et collectivement. On sent qu’il y a une vraie confiance installée dans le groupe et que le projet est très cohérent. On n’est pas un groupe mais une vraie équipe, avec un supplément d’âme. On le sent et on l’a encore senti en 8es de finale, quand on est mené 1-0 et qu’on arrive à sortir la tête de l’eau. On sent qu’il y a un truc en plus et je pense que c’est ce qui fait la différence.
Pensez-vous que votre parcours puisse faire bouger les lignes vers une plus grande reconnaissance du foot féminin dans la région ?
Oui, c’est sûr. Nous, on veut rêver et faire rêver les jeunes joueuses. Leur dire que tout est possible. À chaque match à domicile, on entre sur le terrain avec des jeunes à nos côtés, on discute avec elles, c’est le message qu’on essaye de leur passer. Notre parcours, c’est pour elles, pour mettre en lumière le foot et le sport féminins.
Lire aussi. National. Éloigné du podium, le SM Caen peut-il encore vraiment croire à la remontée en Ligue 2 ?
Dans des mois difficiles pour le Stade Malherbe, vous procurez déjà une énorme dose de plaisir.
C’est dur de se rendre compte de ce qu’on procure autour. Mais quand on voit tous les commentaires et les messages qu’on reçoit, on comprend qu’on arrive à procurer du bonheur. En tout cas, je sais très bien que c’est ce que le Stade Malherbe attendait. Cela fait deux ou trois ans qu’il n’y a pas eu vraiment d’émotions telles que celles qu’on est en train de vivre. Se procurer et faire vivre des émotions, c’est ce qu’il manquait au Stade Malherbe.
« On espère jouer à d’Ornano »
Dans vos rêves, quel est l’adversaire idéal en quarts de finale ?
C’est l’Olympique Lyonnais, le Graal du football féminin français. Mais je ne serai pas exigeante si on joue le Paris Saint-Germain (rires).
Espérez-vous jouer à d’Ornano ?
Dans tous les cas, on ne pourra pas jouer à Venoix, parce que le stade n’est pas homologué. La rencontre se jouera donc à d’Ornano ou sur l’annexe 3. Forcément, dans un coin de notre tête, on espère jouer à d’Ornano. C’est un autre rêve d’évoluer dans le stade emblématique du SM Caen. Mais, pour l’instant, on ne peut pas se prononcer et ce ne sera pas à nous de gérer ça. On attend avec impatience le tirage et on verra ce qui va être fait. Ouvrir d’Ornano, ça engendre des coûts énormes, ce serait une grosse reconnaissance pour nous.