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Coupe de France. Pourquoi le Bayeux FC a tout entrepris pour s’ajouter une rencontre avant le 8e tour à Yvetot ?... |
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Romain Guillotte, ici face à Lorenzo Rajot, manquera le déplacement à Yvetot. © Charles Bury / Ouest-France
Buteurs face au Stade Malherbe à l’occasion du 7e tour (3-2), Benjamin Renaux et Romain Guillotte ont écopé d’un match de suspension qu’ils purgeront face à Yvetot, samedi 29 novembre (18 h) au 8e tour. Le club du Bessin a tout entrepris pour qu’ils le purgent avant. En vain. Explications.
À eux deux, ils « pèsent » 50 % des buts inscrits (13 sur 26) par le Bayeux FC cette saison, toutes compétitions confondues. Sans conteste, Benjamin Renaux et Romain Guillotte sont les fers de lance de l’attaque bayeusaine, ceux les plus à même de faire basculer le sort d’une rencontre. Alors il n’y a rien de surprenant, d’anormal ni de scandaleux à ce que le Bayeux FC ait tout mis en œuvre pour qu’ils puissent disputer le 8e tour de la Coupe de France, samedi 29 novembre à Yvetot (R1).
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Petit rappel des faits. Il y a dix jours, le Bayeux FC a beaucoup fait parler de lui en éliminant le Stade Malherbe (National) au 7e tour de la Coupe de France (3-2). Ce soir-là , dans un stade Henry-Jeanne rempli à ras bord, les deux attaquants bayeusains avaient inscrit une réalisation chacun. Mais aussi écopé d’un avertissement, le troisième en moins de dix matches, synonyme de suspension.
Mondeville puis Trouville Deauville Villers étaient prêts à jouer mercredi
Une suspension d’un match qui a pris effet en ce début de semaine. Chagriné par ce coup du sort dès le coup de sifflet final face à Malherbe, Eric Fouda, l’entraîneur bayeusain, a cherché une solution pour pouvoir aligner Benjamin Renaux et Romain Guillotte à Yvetot. La seule existante résidait dans le fait de disputer un match de championnat de Régional 1 ce mercredi 26 novembre, ce qui aurait permis aux deux hommes de purger leur suspension.
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Alors le club calvadosien s’est d’abord tourné vers l’USON Mondeville, contre qui il a un match en retard à disputer. Les Mondevillais, bien conscients que la perspective de défier Bayeux à trois jours d’un 8e tour de Coupe de France, sans ses deux attaquants, pouvait être une aubaine, ont accepté la proposition du BFC. Contactée, la Ligue de Normandie a dû statuer et a refusé cette demande.
Une question d’équité
« Attendu qu’il appartient à la Commission d’être garante de la régularité des compétitions et particulièrement du 8e tour de la Coupe de France, épreuve capitale ou six équipes normandes qualifiées doivent bénéficier d’une équité absolue. L’un des deux clubs étant encore en lice, accepter la demande serait lui permettre de jouer une rencontre non prévue au calendrier trois jours avant sa rencontre du 8e tour, lui permettant éventuellement de pouvoir modifier la composition de son équipe. Dans ces conditions, la Commission ne peut accéder à cette demande », est-il notifié dans le procès-verbal de la commission régionale d’administration des compétitions.
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Le Bayeux FC a pris acte de cette décision, rendu les armes avant de voir dans le report du match de samedi dernier face à la réserve de Deauville Trouville Villers (une décision prise par l’arbitre avant la rencontre, en raison de l’état de la pelouse) une nouvelle occasion de tenter le tout pour le tout. Sans trop y croire mais en se disant que celui qui ne tente rien n’a rien, les dirigeants bayeusains ont demandé à leurs homologues de Deauville s’ils étaient d’accord pour reporter le match à ce mercredi 23 novembre. Une proposition acceptée par les Deauvillais et… refusée ce lundi soir par la Ligue de Normandie, pour les mêmes raisons que précédemment.
Cette fois c’est donc certain, le Bayeux FC devra se rendre à Yvetot, tombeur de l’ASPTT Caen au 7e tour (2-1), sans Benjamin Renaux ni Romain Guillotte. Un crève-cœur pour les deux hommes et un sacré caillou dans la chaussure du club calvadosien. Qui aura tout entrepris pour éviter cela. Si son adversaire n’avait pas été normand, sans doute aurait-il obtenu gain de cause. Mais Yvetot est une ville normande et l’exploit réalisé face au Stade Malherbe a fait trop de bruit pour passer inaperçu.