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Course hors stade. Vers une nouvelle saison blanche en Normandie ?... |
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La saison 2021 d’athlétisme en Normandie semble très compromise. © Ouest-France
Les championnats interclubs, moment phare de la saison d’athlétisme, auront-ils lieu cette année ? La question est en suspens, tout comme le calendrier 2 021. Déjà annulée en 2020, la course Alençon – Médavy prévue le 28 mars, se prépare tant bien que mal.
Si certains veulent encore y croire, ce printemps risque fort de ressembler à celui de 2020. Au niveau du calendrier des compétitions, la probabilité d’une suspension est dans l’air.
Daniel Boucher, le président du comité de l’Orne d’athlétisme, explique ce qui pourrait se concrétiser dans les jours à venir. « Rien n’est encore arrêté, nous avons eu récemment une réunion à la Ligue de Normandie pour tenter de prévoir différents scénarios », précise-t-il. « Il est fort question de ne pas organiser de compétitions avant, au mieux, le 1er juin. Maintenant, nous attendons les instructions de la fédération. »
Et au cas où la saison reprendrait, à quoi ressemblera – t – elle ? « Nous voudrions privilégier les championnats interclubs pour ne pas avoir une deuxième année blanche, mais cela ne pourra pas être avant fin juin, le temps que les athlètes reprennent leurs marques, que les clubs s’organisent. On sait que beaucoup n’ont pas résigné avec les incertitudes de l’automne, puis la saison de cross annulée, puis la saison en salle qui s’est résumée à des rendez-vous pour l’élite. »
Seulement 262 inscriptions à Alençon-Médavy
Et où caser les championnats départementaux, régionaux, interrégionaux ? Entre autres. « Oui, c’est compliqué, très compliqué. Une autre solution serait de décaler des interclubs en septembre. Mais là , il y aura la coupure de l’été. » La décision d’annuler toute compétition jusqu’au 1er juin ruinerait les espoirs d’une autre branche de l’athlétisme, celle des courses sur route et nature.
Pierre Vannier, organisateur de la course Alençon – Médavy a déjà comptabilisé les effets de la crise sanitaire bien avant cette possible annonce. « Hormis Alençon-Médavy, aucune autre organisation n’a déposé de dossier complet en préfecture, car on sait qu’en cas de changement de date, il faut refaire le tout. Donc, tout le monde est sur la réserve. »
Et comment vivez-vous cette possible annulation pour la seconde année consécutive ? « Nous nous préparons comme si la course avait lieu le 28 mars prochain, mais en engageant un minimum au niveau logistique tant que nous n’avons pas de certitudes. Mais vu les coûts, nous n’organiserons que si nous avons au moins 1 000 coureurs. Pour le moment, à J-30, nous sommes loin du compte avec 262 inscriptions validées. » Les coureurs, aussi, sont dans l’expectative.