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Dans l’Orne, l’État veut céder le Haras du Pin au Département... |
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Le Haras du Pin est en pleine mutation. Un « Grand projet » lancé en juillet 2019 entend conjuguer tourisme et pôle international de sports équestres. © Archives Ouest-France
L’État propose de céder le Haras du Pin au Conseil départemental de l’Orne pour 1 € symbolique. L’affaire est en cours de négociation.
Établissement public à caractère administratif (EPA) depuis 2015, le haras national du Pin et son vaste parc de 1 000 hectares sont actuellement gérés par un trio réunissant l’État, la Région Normandie et le Département de l’Orne.
Selon la préfecture de l’Orne, qui en a fait l’annonce mardi 30 mars 2021, l’État souhaite se désengager. Dans le cadre du déploiement du plan de relance dans l’Orne, la préfète a proposé de céder le Haras du Pin pour la modique somme de… 1 €, au conseil départemental.
Cette proposition tient compte des nombreux investissements déjà effectués. Le haras national du Pin, surnommé le « Versailles du cheval », est un joyau en pleine mutation. Un « Grand projet » a été lancé en juillet 2019, qui entend conjuguer tourisme et pôle international de sports équestres.
« De nombreuses contreparties »
Il y aura notamment un hôtel haut de gamme, pour accueillir des clients au cœur du site historique. Le budget prévisionnel est estimé à 15,4 millions d’euros et la fin des travaux prévue pour l’été 2023.
« Il n’y a rien de fait, même si c’est une annonce très positive, estime Christophe de Balorre, le président du conseil départemental de l’Orne. On souhaitait avoir une base de discussion. L’État veut transférer le haras à une collectivité et l’idée est que le Département devienne propriétaire. C’est une proposition, pas un accord. »
Si la somme de cession est dérisoire, le conseil départemental glisse que « les contreparties sont nombreuses et il y a des compensations qu’il faut discuter ». Se pose notamment la question de la gestion du personnel, car le site emploie une vingtaine de personnes, et de celle du domaine. À noter aussi la présence au Haras de la ferme expérimentale de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.