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En Suisse normande, la randonnée préférée des Français attire déjà : « L’impact est considérable »... |
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Le sentier de la Suisse normande fait 113 km, et passe par de nombreux sites comme ici à la Roche d’Oëtre, à  Saint-Philbert-sur-Orne, dans l’Orne, à la limite du Calvados. © Jean-Michel Niester/Ouest-France
Ce vendredi 14 avril 2023, les acteurs locaux du sentier de la Suisse normande, dans l’Orne et le Calvados, ont reçu le trophée du sentier de Grande randonnée (GR) préféré des Français. Un beau coup de projecteur qui porte déjà ses fruits.
En concurrence avec huit autres circuits, le sentier de la Suisse normande a été élu « Grande randonnée (GR) préférée des Français », après un vote en ligne organisé par la Fédération française de randonnée. Il a remporté plus de 20 000 voix sur 84 000 votes, entre le 10 et le 30 novembre 2022.
Cette récompense marque l’accomplissement d’un travail de repérage et de balisage des bénévoles et de tous les acteurs locaux du Calvados et de l’Orne.
« On a déjà du mal à faire face en termes de capacité d’accueil »
Pour la sixième saison de ce concours, c’est donc la Normandie qui est à l’honneur pour la deuxième fois, ce qui en fait la région la plus titrée, à égalité avec la Bretagne. En 2020, c’est le GR 21 à Étretat (Seine-Maritime) qui l’avait emporté.
Le sentier de la Suisse normande et ses 113 km peuvent être parcourus en six jours, avec autant d’étapes possibles à Thury-Harcourt, Clécy, Pont-d’Ouilly, Saint-Philbert-sur-Orne ou encore Condé-en-Normandie.
La remise du trophée 2023 a eu lieu ce vendredi 14 avril, à la Roche d’Oëtre, en présence des élus. « Nous avons eu, récemment, les conclusions du rapport du Giec  (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) normand. Il faut repenser le tourisme. Il y a une volonté de déconnexion, loin des foules de la ville. Ici, c’est vraiment l’idéal  », rapporte Nathalie Porte, vice-présidente de la Région chargée du tourisme.
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Quelques mois après l’annonce de la distinction, les effets de ce coup de projecteur sur le sentier se font déjà ressentir. « C’est un super cadeau. J’avais regardé ça de loin, en me disant : « C’est sympa ». En réalité, l’impact est considérable. Nous avons du mal à faire face en termes de capacité d’accueil. Il va falloir qu’on s’adapte aux demandes des randonneurs, en changeant nos habitudes », analyse Yves Goasdoué, président de Flers Agglo, dont dépend le site de la Roche d’Oëtre.
Les beaux jours arrivent et le sentier de la Suisse normande, qui va continuer à être balisé, devrait être pris d’assaut par les randonneurs aguerris, mais aussi les curieux.