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Football. National : septembre terminé, le SM Caen est loin d’avoir (r)assuré... |
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Maxime d’Ornano et son staff ont encore du boulot pour rendre ce SM Caen performant… © Guillaume MARIE
Septembre était un mois charnière pour le SM Caen, qui disputait quatre matches face à des adversaires aux noms ronflants. Après les nuls face à Dijon (0-0), Sochaux (1-1) et Valenciennes (0-0), il a chuté sur le terrain de Châteauroux (2-1), vendredi 26 septembre 2025. Au final, le Stade Malherbe n’aura donc pris que trois points durant le mois, ce qui l’a fait chuter au classement (9e) et inquiète sur sa capacité à jouer les premiers rôles.
On attendait septembre, et l’enchaînement des rencontres face à des adversaires au passé prestigieux (Dijon, Sochaux, Valenciennes et Châteauroux), pour savoir ce que ce SM Caen avait dans le ventre. La réponse est finalement : pas grand-chose. Après trois nuls consécutifs, Maxime d’Ornano et ses hommes sont allés perdre à Châteauroux (2-1), vendredi 26 septembre 2025 au soir. Bilan : seulement trois points pris sur le mois (seuls Bourg-en-Bresse et Paris 13 Atlético font pire) et un passage de la quatrième à la neuvième place du National.
« C’est clairement insuffisant, juge le coach normand. C’est une question de collectif, on doit être meilleurs pour gérer les scénarios de match. » Lorenzo Rajot rejoint son entraîneur : « Ce n’est pas suffisant mais il ne faut pas se disperser, rester soudé, avoir toujours confiance en ce qu’on veut mettre en place et réagir dès la semaine prochaine. »
Octobre sous pression
Plus que l’aspect comptable, car le championnat est encore très long, ce sont les manques de cette équipe qui interpellent pour la suite, notamment son incapacité à être bon sur la durée. « Depuis le début de la saison, on a du mal à être constant sur 90 minutes, confirme le milieu de terrain caennais. Souvent, on a des trous d’air qu’on paye cash. » Si des progrès avaient été affichés face à Dijon (0-0) et Sochaux (1-1), sans que cela ne paye en termes de résultats, Malherbe a ensuite été insuffisant contre Valenciennes (0-0). Et a fini par se faire marcher dessus en seconde période dans le Berry, chez un adversaire repêché in extremis d’une descente en National 2 cet été et qui n’avait toujours pas gagné à domicile…
Axe d’amélioration identifié dès le mois d’août, le manque d’efficacité dans les 30 derniers mètres adverses n’a absolument pas été gommé, la première mi-temps à Châteauroux l’a encore illustré. Au-delà des occasions manquées et d’une absence de réussite, Malherbe est trop lisible et en difficulté pour trouver un plan B quand son jeu de possession ne lui permet pas de faire la différence.
« L’efficacité peut aussi être défensive, répond Maxime d’Ornano. On a le droit de gagner un match 1-0, de jouer avec plus de vice, de bien défendre, de ne pas laisser de profondeur, de mieux maîtriser et de piquer… » En effet, la solidité défensive, principale force de Malherbe en septembre, a fini par voler en éclats dans l’Indre. L’absence de Souleymane Sagnan (blessé à l’ischio) n’y est sûrement pas pour rien. « On ne peut pas toujours mettre ça sur le compte des absents, ce serait trop facile », poursuit le technicien normand.
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Plus globalement, le SM Caen renvoie l’image d’une équipe qui doit encore apprendre à gagner. Après le traumatisme de la saison dernière, même s’il ne faut apparemment plus en parler, ce n’est pas franchement étonnant. D’autant plus que les principaux cadres qui sont censés lui amener de la sérénité dans les moments compliqués sont ceux qui ont sombré avec le collectif en 2024-2025 (M’Vila, Rajot, Gaucho, Mandrea…).
Englués dans une série de quatre matches sans victoire, les Caennais vont désormais aborder octobre avec la pression. Des petits (Le Puy, Paris 13 Atlético) mais aussi deux membres du top 5 (FC Rouen, le leader, et Orléans) l’attendent et à chaque fois, il aura l’obligation de s’imposer pour remonter au classement.