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Hippisme. Pierre-Désiré Allaire, « monument du trot français », s’en est allé... |
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Pierre-Désiré Allaire, à droite, est décédé lundi 5 octobre. Il avait 88 ans. © Archives Ouest-France
L’entraîneur a marqué le monde du cheval pendant un demi-siècle. Il est décédé lundi 5 octobre à l’âge de 88 ans.
« Pierre-Désiré Allaire, c’est un monument du trot français », lâche Jacques Frappat, président de la fédération normande des courses hippiques, en apprenant la disparition de l’entraîneur de renom. Il est décédé lundi 5 octobre, à l’âge de 88 ans.
Pierre-Désiré Allaire est né de parents marchands de chevaux à Pleslin, dans les Côtes-d’Armor. Il quitte rapidement la Bretagne pour la Normandie. « C’est sa réussite qui l’a conduit ici », en terre de cheval, estime Jacques Frappat.
Prix d’Amérique 1978
L’homme se fait vite un nom. « C’était un metteur au point hors normes. Un entraîneur de très haut niveau. Il a toujours été à la pointe du modernisme. Son parcours est phénoménal. »
Avec pour apothéose le Prix d’Amérique en 1978. Cette année-là , Pierre-Désiré Allaire s’impose comme entraîneur, avec Fakir du Vivier, et comme driver, avec Grandpré.
Mais 1978 est aussi synonyme de déchéance : impliqué dans une affaire de courses truquées, il est interdit d’hippodrome pendant 18 ans. Pendant toutes ces années, l’entraîneur regarde les compétitions derrière les grilles dans le dernier tournant de Vincennes.
Des célébrités sur les champs de courses
« Il avait l’art d’avoir des clients qui étaient hors des courses », raconte Jacques Frappat : Alain Delon, Mireille Darc, Michel Sardou… « Il a été pour la discipline un moteur important », poursuit le président de la fédération.
Son fils, Philippe, est lui-même devenu un des meilleurs entraîneurs français. On ne présente plus son protégé Ready Cash, trois fois prix d’Amérique et étalon du siècle. « Philippe Allaire porte très haut le drapeau français dans le monde entier. »
Pierre-Désiré a passé les dernières années de sa vie en région parisienne. Mais quand il était en activité, c’est dans l’Orne qu’il œuvrait, à Goulet, près d’Argentan.