|
Hockey sur glace - D1. « C’était le match de playoffs le plus difficile » : les Drakkars se qualifient en demi-finale... |
1
Ilya Altybarmakyan (à gauche) a été l’un des artisans de la victoire du HC Caen face à Morzine, dimanche. © Guillaume MARIE
Des buts à la dernière minute, de la tension à chaque coin de la glace, un attaquant hors norme et un gardien au calme olympien, voilà les ingrédients qui ont participé à la concoction d’une soirée qui restera longtemps gravée dans les mémoires rouges et bleus, dimanche 29 mars face à Morzine (3-2). Le HC Caen file en demi-finale des playoffs de D1.
Le hockey est un sport qui se joue à six, et à la fin, ce sont les Drakkars qui gagnent. Et même si les cartes sont complètement rebattues pour les demi-finales à venir face à Dunkerque, certaines victoires donnent l’impression que le destin s’est penché sur le HCC.
La délivrance pour tout un club
Par deux fois, Morzine avait pris l’avantage, tétanisant toute la patinoire, et il a fallu deux exploits pour recoller au score et s’offrir une prolongation sans fin, puis une séance de tirs au but encore plus interminable. Alors, quand la pièce a fini par retomber côté caennais, on a senti une joie immense, mais aussi un très grand soulagement dans les couloirs de l’enceinte des Drakkars. Et même pour Jaroslav Prosvic qui, du haut de sa longue carrière de joueur a connu d’innombrables moments de tensions, admettait avoir souffert sur le banc. C’était probablement le match de playoffs le plus difficile depuis que j’ai commencé à entraîner ici, je suis soulagé.
Altybarmakyan et Quemener, le feu et la glace
La victoire au bout du suspense est bien évidemment l’œuvre de tout un collectif, mais il serait difficile de ne pas aborder l’histoire de deux joueurs en particulier. Absents l’un et l’autre lors des deux matches à Morzine, quoi de plus logique que leur retour se solde par une victoire, tant ils ont compté cette saison pour les Drakkars.
Ce sont deux personnalités diamétralement opposées qui ont fait la victoire du HCC, l’attaquant Russe Altybarmakyan étant capable d’envolées spectaculaires avec le palet et d’explosions de joie tonitruantes, alors que l’expérimenté gardien Quemener ne laisse que rarement transparaître ses émotions et dégage un calme olympien en toutes circonstances. Un point commun les unit cependant, leur capacité à se transcender dans les grands matches. Hier, le portier Caennais a écœuré les Pingouins en arrêtant l’intégralité des sept tirs au but, et le fougueux Altybarmakyan a été le seul à transformer son essai. Le feu et la glace dans une même équipe, il faudra bien cela pour affronter les redoutables Corsaires de Dunkerque.
HC CAEN - MORZINE : 3-2 (0-0, 1-1, 1-1, 1-0).
BUTS. Caen : 39’59 Lanes, 58’33 Hrebenyk (assist Mulle & Berthon), 50’12 Mulle (Pepin & Nikiforov), 54’43 Berthon (Rautiala), 59’44 Mulle (Vesely) ; Morzine : 36’04 Machac (assist Andersson & Delale), 48’09 Simond (assist Combaz & Ferrari)