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Hockey sur glace - D1. La mauvaise passe des Drakkars est-elle inquiétante ?... |
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Mattéo Cladart-Aké. © Guillaume MARIE
Après la défaite face à Nantes, une équipe pourtant bien mal en point cette saison, le bilan des Drakkars en janvier se clôt sur trois victoires pour quatre défaites. Une zone de turbulence nette alors que le HCC avait connu avant la trêve une période faste. Les Caennais sont toujours solidement ancrés au podium, mais l’écart se resserre.
Décidément, cette D1 ne cesse d’offrir des surprises, même si ces dernières sont parfois mauvaises, notamment pour les cadors de la première partie de saison. Caen, Neuilly-sur-Marne ou encore Valenciennes peuvent en témoigner. Les premiers se sont cassé les dents sur de nombreux adversaires moins bien classés, les seconds ont connu quatre défaites d’affilée sur les cinq derniers matchs et le bilan de Valenciennes n’est guère plus enviable.
Un bilan comptable et sportif maussade
Cette mise en perspective permet, un peu, de relativiser la période difficile traversée par le HCC. Jaroslav Prosvic s’attendait d’ailleurs à ce possible trou d’air. On va connaître des défaites, perdre un ou deux matches, on verra à ce moment comment on va réagir
, avait-il évoqué. Les Drakkars sont arrivés à ce point, avec deux défaites consécutives qui ralentissent provisoirement un accès garanti en playoffs. Mais au-delà des points, c’est le contenu qui peut paraître le plus inquiétant. Le technicien caennais expliquait après la défaite face à Nantes qu’il fallait savoir marquer des buts moches, ne pas attendre d’avoir la cage vide
. Les Drakkars ont eu de nombreuses occasions face aux Corsaires, mais la pièce n’est jamais retombée du bon côté, peut-être parce que ces derniers n’ont pas réussi à forcer le destin.
Le défenseur Marc-Antoine Pépin (absent face à Nantes, blessé au bras) témoignait, il y a quelques jours, de la déception du collectif caennais. Une explication possible à la difficulté que connaissent les Caennais actuellement. D’une part, chaque équipe joue désormais ses matchs avec l’objectif de se qualifier à tout prix pour la phase finale, relevant d’un cran la difficulté de la D1, et d’autre part, la blessure de Grenoble ne s’est peut-être pas tout à fait refermée.
Les Drakkars doivent relancer la machine, idéalement dès mercredi face à Mont-Blanc, avant d’enchaîner avec la réception de Dunkerque.