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JO 2026. Le CIO autorise le porte-drapeau ukrainien à porter un brassard noir en référence à la guerre... |
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Le skeleton Vladislav Heraskevych lors de la Coupe du monde le 3Â janvier 2025, Ã Winterberg, en Allemagne. © DAVID INDERLIED /Â AFP
Après avoir refusé le port d’un casque orné de photos d’athlètes tués pendant la guerre, le Comité international olympique (CIO) a autorisé, ce mardi 10 février, le porte-drapeau ukrainien Vladislav Heraskevych, à arborer un brassard noir.
Le Comité international olympique (CIO) a autorisé ce mardi 10 février le porte-drapeau ukrainien aux JO de Milan Cortina à arborer un brassard noir, après lui avoir refusé le port d’un casque orné de photos d’athlètes tués lors du conflit avec la Russie.
Nous estimons que c’est un bon compromis »,
a expliqué à la presse Mark Adams, le porte-parole de l’instance olympique, rappelant que l’organisation bannissait toute expression politique lors des compétitions ou des cérémonies. Vladislav Heraskevych, porte-drapeau de la sélection ukrainienne engagé en skeleton, a pris part lundi à Cortina à un entraînement avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.
« Cette décision me brise le coeur »
Cette décision me brise le coeur. J’ai le sentiment que le CIO trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d’être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire
, a-t-il écrit sur Instagram, avant de recevoir le soutien du président ukrainien Volodymyr Zelensky. Le CIO a confirmé mardi 10 février l’interdiction, puisque le casque contrevient
à l’article 50 de la Charte olympique qui cherche à éviter tous types d’interférence
, notamment politique
ou religieuse
, pour que tous les athlètes puissent se concentrer sur leur performance
.
Mais l’instance olympique a tenu lundi soir une réunion informelle
avec l’entraîneur de Vladislav Heraskevych et son entourage
. « Nous avons réaffirmé que, dans ce cas, comme nous le faisons désormais plus souvent, nous ferons une exception à ces directives pour lui permettre de porter un brassard noir pendant la compétition, afin de procéder à cette commémoration », a précisé Mark Adams.
L’athlète reste par ailleurs entièrement libre de ses propos en conférence de presse, à la sortie de la compétition, en zone mixteÂ
ou sur ses réseaux sociaux, a rappelé le porte-parole.