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JO 2030. Des « désaccords insurmontables », le COJOP acte la rupture entre Grospiron et Linette... |
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Edgar Grospiron, le président du comité d’organisation des JO 2030, est confronté à des désaccords insurmontables avec son numéro 2 Cyril Linette. © Arnaud Finistre/AFP
À quatre ans des JO dans les Alpes, la situation continue de se tendre entre Edgar Grospiron, le président du comité d’organisation, et Cyril Linette le directeur général. Le COJOP (Comité d’Organisation des Jeux olympiques et Paralympiques) acté que ses désaccords étaient « insurmontables ».
Les organisateurs des JO-2030 dans les Alpes françaises indiquent mercredi dans un communiqué avoir « collectivement pris acte » de « désaccords insurmontables » entre le directeur général du comité d’organisation, Cyril Linette, et son président Edgar Grospiron, ce dernier ayant reçu « leur aval » pour proposer une solution à cette crise.
Le Cojop est en crise ouverte de gouvernance après les départs de trois cadres en deux mois sur fond de luttes d’influence politique et de tensions avec certains acteurs des régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes, qui accueilleront ces jeux d’hiver dans un peu moins de quatre ans.
Une réunion d’urgence ce mardi 10 février
Il affronte également depuis ses débuts des luttes d’influence politique ainsi que des crispations avec certains acteurs en région, qui vivent mal la volonté de certains responsables parisiens de transplanter dans leurs territoires de montagne l’expérience de Paris 2024. Des tensions auxquelles sont venues se rajouter des désaccords entre MM. Grospiron et Linette.
Mardi soir, une réunion d’urgence avait été décidée par les principales parties prenantes du Cojop 2030, soit le gouvernement, les comités olympique et paralympique, ou encore les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.
Plus tôt dans la journée, le journal Le Parisien avait affirmé qu’Edgar Grospiron, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) des Alpes 2030, avait « décidé de se séparer de son directeur général Cyril Linette ».
« Un calendrier de gouvernance »
« Au regard des éléments partagés lors de ces échanges, les parties prenantes ont collectivement pris acte de désaccords insurmontables entre le président Edgar Grospiron et le directeur général Cyril Linette. Dans ce contexte, elles ont donné leur aval au président du Cojop pour conduire les discussions nécessaires et lui ont demandé de proposer la solution la plus adaptée à l’intérêt collectif du projet », est-il indiqué.
« Dans cette perspective, les parties prenantes et le président du Cojop se sont accordés sur un calendrier de gouvernance », poursuit le communiqué, sans que le départ de Cyril Linette ne soit clairement mentionné.
« Un bureau exécutif se tiendra le dimanche 22 février au matin, afin de statuer sur la situation évoquée plus haut et d’examiner les recommandations issues de la mission d’accompagnement en cours sous l’égide d’Etienne Thobois », ancien directeur général de Paris 2024 qui a été chargé d’une « mission d’accompagnement » fin janvier à la suite des deux premières démissions au sein du Cojop.
« Une phase de transition et de consolidation »
Un autre bureau exécutif, le 19 mars, « arrêtera les modalités opérationnelles de mise en œuvre de la nouvelle organisatio n », ajoute le communiqué.
Il précise que « les services de l’État apporteront leur soutien afin d’accompagner cette phase de transition et de consolidation ».
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Alors que cette communication intervient en pleins Jeux olympiques d’hiver de Milan Cortina, les parties prenantes tiennent également à rappeler que « la priorité absolue demeure le sport et les athlètes ».