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La police intervient pour disperser un groupe virulent après une rencontre de football entre deux clubs du Calvados... |
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La police a dû intervenir pour disperser des individus et ramener le calme au parc des sports et loisirs, à Touques, à l’entrée de Deauville, samedi 7 février 2026 © Capture d’écran vidéo.
Une dizaine de policiers ont dû intervenir pour disperser un groupe de personnes virulentes, à la fin du match de football entre Touques et Ouilly-le-Vicomte (Calvados), samedi 7 février 2026. Le match aller, en octobre 2025, avait été interrompu pour des faits de violence.
Décidément, les rencontres entre le FC Touques CF et l’AS Ouilly-le-Vicomte sont problématiques lors de cette saison 2025-2026. Pour rappel, dimanche 5 octobre 2025, lors du match aller de Départemental 3, à  Ouilly-le-Vicomte, l’arbitre avait interrompu la rencontre pour des faits de violence survenus en fin de match, impliquant des joueurs et même des spectateurs. La police de Lisieux et la gendarmerie, appelée en renfort, étaient intervenues.
Usage d’extincteurs lacrymogènes
Malgré l’antécédent entre les deux équipes, le match retour a été maintenu et a eu lieu samedi 7 février, à 18 h 30, au parc des sports et loisirs, à Touques, à l’entrée de Deauville. La rencontre a été, cette fois-ci, à son terme et s’est finie sur un score de parité (0-0). Mais, à la fin du match, les esprits se sont échauffés. Déjà présente au début du match, la police, prévenue d’un match à risque, a dû agir.
On avait trois équipages sur site, soit une dizaine de fonctionnaires de police, du commissariat de Deauville et de la BAC (brigade anticriminalité), a indiqué la police. On avait anticipé car on avait été prévenu qu’il y avait eu une rixe et quelques blessés au match aller. À la fin du match, quelques individus ont voulu se montrer un peu virulents à l’égard de joueurs et du président du club de Touques. Les collègues sont intervenus et ont dispersé les fauteurs de troubles. Afin d’éviter tout contact physique, ils ont fait usage d’extincteurs lacrymogènes pour les repousser.
Selon la même source policière, aucune interpellation n’a été effectuée et aucun blessé n’est à déplorer.
« C’est une honte »
Le match s’est bien passé, j’y ai assisté. Il y a eu deux cartons jaunes logiques. Et je suis parti à la fin du match. Mais ce qui s’est passé après, c’est une honte. Je suis écœuré du comportement de spectateurs irrespectueux du football et de certains joueurs des deux équipes lors du premier et du deuxième match
, a réagi Bertrand Voisin, président du District du Calvados, très remonté.