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Lens – Stade Rennais. Les débuts encourageants d’Arnaud Nordin... |
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Dans un contexte difficile, Arnaud Nordin s’en est bien sorti pour son premier match avec le Stade Rennais à Lens, samedi 7 février (3-1). © AFP
Pour son premier match avec le Stade Rennais, Arnaud Nordin s’en est plutôt bien sorti dans un rôle de piston droit en l’absence de Przemyslaw Frankowski, samedi 7 février à Lens (3-1). Le Parisien de 27 ans, arrivé il y a une semaine sur la pointe des pieds, a un bon coup à jouer avec un profil dont ne disposait pas le SRFC avant lui.
Le football est souvent facétieux. Vingt-cinq matches avec Mayence n’avaient pas suffi à Arnaud Nordin pour y être décisif, en un peu plus d’un an avec le club allemand (qui l’avait recruté fin janvier 2025). Une statistique forcément embêtante pour un joueur polyvalent, mais avant tout utilisé dans un rôle offensif.
Samedi 7 février, à Bollaert, seules huit minutes ont été nécessaires pour se distinguer avec Rennes, et pas de n’importe quelle façon : sa passe (aveugle) pour Estéban Lepaul est un modèle du genre et fait partie des gestes que l’on voit trop peu au Stade Rennais cette saison dans la zone de vérité.
Le prêt de l’ancien Stéphanois, Nancéien et Montpelliérain a été critiqué, si ce n’est raillé, pour le manque d’ambition qu’il représenterait pour le Stade Rennais. Mais l’ailier de 27 ans a au moins le mérite d’apporter un profil percutant dont ne disposait pas son nouveau club. Un profil à l’œuvre dès son premier match, dans un rôle de piston droit que l’on pouvait soupçonner avant la sortie des compositions officielles, dès l’annonce de la (nouvelle) blessure de Przemyslaw Frankowski.
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Piston droit… ou gauche ?
Les dirigeants rennais l’avaient probablement imaginé en ce sens, puisque l’arrivée d’un renfort pouvant soulager le Polonais avait été évoquée début janvier. « De base, je suis un ailier, mais que ce soit à Mayence ou à Saint-Étienne, j’ai déjà évolué piston droit ou piston gauche », confiait-il vendredi lors d’une conférence de presse ressemblant à une présentation. Il devait probablement savoir alors qu’il était susceptible de remplacer Frankowski.
Il aura peut-être l’occasion de le refaire à l’avenir si les blessures récurrentes du Polonais se poursuivent jusqu’en fin de saison. Ses débuts ont en tout cas été encourageants au-delà de sa passe décisive. Et si le fait de voir un gaucher à ce poste peut déranger, Nordin vient renforcer cette bizarrerie rennaise : Al-Tamari, Blas, Merlin, Nagida et donc Nordin, aucune des alternatives à Frankowski n’est droitière.