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Ligue 1. Les insultes homophobes ne « sont pas du folklore », dénonce la ministre Aurore Bergé après PSG - OM... |
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Un message pour demander au public de stopper certains chants discriminatoires a été projeté sur les écrans géants du Parc des Princes, dimanche lors de PSG - OM. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
« Invitée politique » de Sud Radio ce mardi 10 février, Aurore Bergé a assuré qu’il fallait arrêter « de considérer des insultes homophobes » comme « du folklore » après que le match entre le Paris Saint-Germain et l’OM (5-0), dimanche dernier, ait été marqué par des banderoles et chants à caractères discriminatoires. La ministre déléguée à la lutte contre les discriminations appelle les clubs et la Ligue de football professionnel à agir.
Les insultes homophobes dans le sport ne relèvent pas du folklore
, a dénoncé ce mardi 10 février la ministre déléguée à la lutte contre les discriminations Aurore Bergé après le déploiement d’une banderole lors du match entre le Paris Saint-Germain et l’Olympique de Marseille (5-0), dimanche soir au Parc des princes.
« Le sport mérite mieux que des slogans qui sont insupportables »
Au cours de la rencontre, une grande banderole a été déployée sur laquelle on pouvait lire les Marseillais c’est des livreurs
. Sur ce « tifo »
, vu par les journalistes de l’AFP présents sur place, un dessin représente un livreur de l’entreprise DPD portant une casquette de l’Olympique de Marseille, aux côtés d’un camion de livraison avec également le nom de la société de livraison. Il faut qu’on arrête de considérer que des insultes homophobes, qui sont vues par des millions de téléspectateurs potentiellement, qui sont scandées dans un stade
comme du folklore
, a réagi Aurore Bergé sur Sud Radio.
?? « Nous avons besoin de sport dans nos vies, dans la société.
— Aurore Bergé (@auroreberge) February 10, 2026
Nous avons besoin d'émotions collectives, de moments de fierté.
Les insultes homophobes, antisémites, racistes, ce n'est pas du "folklore". C'est de la haine. Le sport mérite mieux. »
??? @SudRadio pic.twitter.com/LgjHwL2jzM
Ce sont des insultes et ça banalise ces insultes-là […] Le sport mérite mieux que des slogans qui sont insupportables, qui blessent, qui heurtent, qui fragilisent des personnes qui peuvent ensuite les vivre dans la vraie vie
, a-t-elle ajouté. Les insultes, qu’elles soient homophobes, qu’elles soient racistes, qu’elles soient antisémites
, n’ont leur place nulle part
, a-t-elle encore dit. Pour Aurore Bergé, c’est aux clubs et à la Ligue
professionnelle de football (LFP) d’agir pour éviter que cela ne se produise.
L’entreprise DPD s’en remet aux conclusions de la commission de discipline
Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’entreprise DPD France a de son côté « regretté l’exploitation et le détournement de sa marque observés lors du match de ce week-end dans des termes qui sont contraires à ses valeurs
. La filiale du groupe La Poste ajoute s’en remettre aux travaux et aux conclusions de la commission de discipline de la Ligue professionnelle de football
.
La rencontre de dimanche soir, remportée par le PSG, avait par ailleurs été interrompue quelques minutes juste avant la fin en raison de chants jugés discriminatoires entonnés par les supporteurs parisiens, le temps d’un message du speaker pour leur demander d’arrêter sous peine de suspension du match.
Ce match entre les deux plus grands rivaux de la Ligue 1 a déjà connu un précédent en la matière. En septembre 2023, des chants homophobes avaient débouché sur la sanction des joueurs Ousmane Dembélé, Randal Kolo Muani, Achraf Hakimi et Layvin Kurzawa, ainsi que sur la fermeture de la tribune Auteuil pour un match.