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MMA. Le professionnel Davy Gallon a encadré un stage à Damigny... |
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Davy Gallon a montré ses techniques à Damigny. © Ouest-France
Le combattant professionnel de MMA, qui lutte sous la tunique du Bellator, est venu à Damigny animer un stage de krav maga.
Le Krav Maga de Damigny, sous la conduite de son éducateur, Johny Pelluet, a reçu une visite de prestige dans le monde des arts martiaux, samedi 3 juin 2023. Ce n’est personne d’autre que Davy Gallon, combattant professionnel du team Bellator (une ligue mondiale de MMA, les arts martiaux mixtes) qui est venu inculquer ses techniques et ses conseils aux fondus de cette nouvelle discipline martiale.
« Le stage fut un succès avec une trentaine de personnes, rapporte Pelluet, auprès de la trentaine de participants venus de tous horizons et désireux de découvrir le MMA. Les apprentis combattants furent très attentifs et réceptifs aux consignes et techniques apportés par Davy Gallon. Les pratiquants ont pu échanger avec des partenaires différents et créer des liens pour certains. Et, en accord avec Davy, nous renouvellerons l’expérience ! »
Davy Gallon, pourquoi être venu encadrer ce stage à Damigny ?
Je n’habite pas très loin, à Saint-Georges-le-Gautier, à vingt minutes d’ici. Quand je suis arrivé de Caen, je cherchais quelque part où m’entraîner et j’ai rencontré Johny avec Steph. Le contact est vachement bien passé, on est devenu copains. J’aime mes entraînements à Caen, mais on a toujours gardé le contact. Il m’a dit : « J’organise un stage. Est-ce que tu es dispo ? » Ma réponse a été directe. La connexion est là , c’est toujours un plaisir.
Où en êtes-vous dans votre carrière ?
Au Bellator, j’ai signé un premier contrat de quatre combats. Un a été annulé à cause du covid. Ensuite, j’ai remporté mes trois autres rencontres. On a renouvelé le contrat pour quatre autres combats. Je suis super-content ! J’ai malheureusement perdu le premier combat en Italie, contre un Italien. Ce fut une défaite un peu difficile. On n’en parlera pas plus, c’est comme ça. Dernièrement, j’ai fait un no contest (annulation d’un arrêt jugé trop hâtif) au Bellator Paris sur une erreur d’arbitrage, que le Bellator a reconnu. Je continue de m’entraîner.
Quels sont vos projets ?
Je le dis souvent, j’ai trois échéances : à court, moyen et long terme. À court terme, c’est remporter les combats qu’on me donne ; à moyen terme, c’est de monter dans la catégorie poids léger, « light weight », moins de 70 kg, (70,800 étant le poids maximum) pour atteindre le top 10 ; et à long terme, c’est gagner le titre. J’ai de l’ambition. J’attends le prochain combat, pour le gagner et à long terme, je monterai dans le classement. Mon poids de forme, c’est 79-80 kilos. C’est une perte de poids que je fais avec un nutritionniste, il n’y a pas le choix, c’est carré. Je combats dans des catégories plus légères que quand je faisais du judo, mais je me sens plus en forme. J’ai d’ailleurs débuté par le judo à 5 ans sur Caen puis j’ai fait du pieds-poings, du « full-contact ». J’ai repris le judo, intégrant la filière haut-niveau en allant jusqu’à l’équipe de France jeune. J’ai eu une grosse blessure, c’est là que j’ai rencontré mon entraîneur, Romain Daéder qui était fan de MMA, comme moi. Ça a bien matché et au bout de mois, il m’a dit : Tiens, j’ai un gala Pancras (pas de frappe au sol, à l’inverse du MMA). À partir de là , j’ai commencé à monter et j’en suis là aujourd’hui.

Les stagiaires de Damigny, autour de Davy Gallon. Ouest-France