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Moto. Fabrice Miguet perd la vie en Irlande du Nord... |
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Fabrice Miguet, ici en 2012 lors du mythique Tourist Trophy qui a lieu chaque année sur l'île de Man. © Gert Meulman
Spécialiste des courses sur route comme le Tourist Trophy de l’île de Man, le motard ornais s’est tué samedi lors de l’Ulster Grand Prix. Il avait 49 ans.
Le monde des motards est en deuil depuis samedi soir et le terrible accident de Fabrice Miguet survenu lors de l’Ulster Grand Prix, en Irlande du Nord. Le pilote originaire de Chambois près d’Argentan (Orne) a lourdement chuté lors du 4e tour de l’épreuve Superstock.
Transporté dans un état désespéré dans un hôpital de Belfast, il est en état de mort cérébral et maintenu artificiellement en vie le temps que les médecins effectuent les prélèvements d’organes avec l’accord de sa famille. Il venait d’avoir 49 ans.
Au guidon de sa Kawasaki, « Mig » était aussi impétueux qu’il était cool et relax dans la vie. Son trip, c’était la course sur route fermée, discipline consistant à réaliser le meilleur temps possible sur des parcours tracés dans les villes et les campagnes, un peu partout dans le monde. La plus célèbre de ces courses est le Tourist Trophy, disputé sur l’île de Man.
Il a participé au Bol d’Or en 2011
Une véritable épreuve dans tous les sens du terme (263 virages avec des traversées de villages) où Fabrice Miguet avait décroché en 2014 le titre - officieux - de Français le plus rapide : 18’36 pour boucler les 60 km du tracé, soir une moyenne de 194 km/h. Connu à sa juste valeur là -bas, le Normand avait disputé en juin dernier son 18e « TT ».
À l’occasion, il pratiquait l’endurance, même si ce n’était pas son jardin de prédilection. C’est d’ailleurs à l’occasion d’un Bol d’Or qu’il s’était fracturé les deux bras. Plutôt habitué du championnat de France des courses de côtes, « Mig » était un bourlingueur d’asphalte, un motard hédoniste qui avait trimballé sa gentillesse et son savoir-faire sur des nombreux parcours, en Belgique, en Tchéquie, ou encore sur la mythique montée de Pikes Peak, dans le Colorado (États-Unis) qu’il avait effectuée en 2015.
Son souvenir le plus marquant restera sans doute son incursion en Chine, en 2000, sur le redoutable parcours urbain du GP de Macao. Une épopée épique. Samedi, « Mig » s’en est allé comme il a vécu, à toute vitesse. Ses obsèques devraient se dérouler vendredi 24 août, à l’église de Chambois (Orne).