|
Municipales : pourquoi une centaine de députés sont-ils candidats à ces élections locales ?... |
1
Olivier Falorni, député MoDem, est candidat aux municipales à La Rochelle. © Hans Lucas via AFP
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, certains parlementaires avouent avoir envie de changer d’air, loin des tumultes de l’hémicycle. D’autres estiment qu’ils seront plus utiles dans leur commune qu’à l’Assemblée. Le Rassemblement national, lui, veut asseoir son implantation locale en vue des sénatoriales et de la présidentielle.
Alexandra Masson (Rassemblement national) à Menton (Alpes-Maritimes). Éric Ciotti (Union des droites pour la République) à Nice (Alpes-Maritimes). Véronique Louwagie (Les Républicains) à L’Aigle (Orne). Violette Spillebout (Renaissance) à Lille (Nord). Olivier Falorni (MoDem) à La Rochelle (Charente-Maritime)… Ou encore Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) et Sophia Chikirou (La France insoumise) à Paris… Tous ces députés(e)s et quelque 90 autres encore sont candidat(e)s aux élections municipales des 15 et 22 mars.
Si plusieurs briguent la marie de leur commune, d’autres visent un siège de conseiller municipal. D’autres encore s’affichent têtes de liste, mais laisseront leur place s’ils sont élus. De quoi changer le visage de l’Assemblée nationale ? Tout dépendra, évidemment, des résultats, mais oui quelques nouveaux (des suppléants) pourraient faire leur entrée au palais Bourbon. En raison de l’encadrement du cumul des mandats, un député ne peut être maire ou adjoint. Il peut, en revanche, être conseiller municipal.
Changer d’air
C’est le RN qui présente largement le plus de députés candidats à ces élections locales (une trentaine), devant LFI (19), les socialistes et Renaissance (une dizaine chacun)… Le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella fait de ce scrutin un rendez-vous majeur. Une sorte de « répétition générale » avant la présidentielle d’avril-mai 2027. Une manière aussi d’asseoir son implantation territoriale et d’obtenir des grands électeurs dans la perspective des sénatoriales de septembre prochain. Le RN ambitionne de constituer un groupe au palais du Luxembourg.
Pour les autres parlementaires, l’envie de changer d’air est palpable, tout comme le désir « d’être utile dans ma ville », selon les propos de la Normande Véronique Louwagie. Certains députés déplorent également le climat de tension régnant à l’Assemblée nationale. D’autres pointent du doigt l’immobilisme d’un hémicycle sans majorité. Plusieurs encore ont fait leurs calculs : mieux vaut obtenir un mandat local, à une quinzaine de mois de législatives aux résultats très incertains, au lendemain de l’arrivée d’un nouveau locataire à l’Élysée.