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National. Trop tendre, ce SM Caen ne fait peur à personne... |
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Yann M’Vila (ici à droite) a égalisé pour le SM Caen en fin de rencontre, vendredi 31 octobre face à Saint-Brieuc. © Philippe Kermoal
Mené par le Stade briochin, dernier du championnat, le Stade Malherbe a réussi à arracher le nul en fin de match, vendredi 31 octobre 2025 (1-1). Un point qui ne rassure pas sur la capacité du SM Caen, 10e, à faire plier ses adversaires.
Si le SM Caen avait sans doute coché cet enchaînement de quatre matches avant Noël (Saint-Brieuc, Paris 13 Atletico, Bourg-Péronnas et Villefranche Beaujolais) pour prendre douze points et lancer une série, c’est déjà manqué. En terminant sur un match nul sur la pelouse du Stade briochin, lanterne rouge de National, vendredi soir, le club caennais n’a pas franchement impressionné. « Même si on égalise en fin de match, ce n’est pas assez par rapport aux occasions qu’on s’est procurées », soufflait Maxime d’Ornano, le coach du SMC.
Si l’arbitrage n’a sans doute pas été favorable à ses joueurs, à l’image de ce but marqué rapidement, sur une action où l’arbitre aurait certainement pu laisser l’avantage plutôt que de siffler rapidement pour un coup franc en dehors de la surface (6’) ou d’un penalty peut-être oublié, Malherbe était une fois encore bien trop tendre. Il n’a pas su appuyer sur ses temps forts.
Il n’a pas su croquer le premier et s’est finalement fait manger, sur la première véritable occasion adverse. « Je déplore notre manque d’agressivité sur un coup de pied arrêté qui paraît neutre au départ, notait d’Ornano. On ne vire pas le ballon et derrière ça fait qu’on est mené 1-0 et qu’il y a le compte à rebours contre nous. Notre incapacité à scorer nous fait mal à chaque fois, car derrière on s’ouvre. »
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« On joue le dernier, on doit plier le match… »
Laissé seul face au but, Raux Yao pouvait ajuster Mandrea (1-0, 31’) et le Stade briochin se mettait à croire en ses chances de faire déchanter le grand SM Caen. « Je pense qu’en début de match, les adversaires ont peur d’affronter Caen. C’est à nous de surfer sur cette vague et appuyer, soulignait Ronny Labonne. Quand on regarde la physionomie du match, on a des occasions dès les premières minutes. On voit qu’on peut faire la différence. On est le Stade Malherbe, on joue le dernier, on doit plier le match… »
Au lieu de plier le match, et de faire peur à quiconque, les Caennais jouaient plutôt à se faire peur. « On s’est affolé, on a forcé le jeu et perdu beaucoup de ballons, alors qu’il restait du temps, regrettait le coach caennais. Est-ce qu’on manque de joueur de qualité devant ? Peut-être, mais si c’est le cas on doit faire le dos rond et compenser cela par des efforts collectifs. »
La lumière est finalement venue d’un petit exploit individuel en fin de rencontre. Labonne a obtenu un penalty, transformé par le capitaine M’Vila (1-1, 87’). Un moindre mal qui ne règle les maux.
Dixième de National, avec un sixième match nul en douze journées, Malherbe fait plus que jamais du surplace. Attention à ne pas s’enliser.