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Para-escalade. « Il ne lâche jamais rien » : Aloïs Pottier, un nouveau sacre mondial à son image... |
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Aloïs Pottier a conservé son titre de champion du monde de para-escalade lors des Mondiaux de Séoul. © Aloïs Pottier
Licencié au CAF Caen, l’Ornais Aloïs Pottier a été sacré champion du monde de para-escalade dans la catégorie RP1, mercredi 24 septembre 2025 à Séoul (Corée du Sud). Le coach de l’équipe de France, Aristotelis Liontos, revient sur ce titre et ce qu’il représente.
Déjà champion du monde en Suisse il y a deux ans, Aloïs Pottier a prouvé encore un peu plus qu’il dominait sa discipline la semaine passée en conservant sa couronne planétaire lors des Mondiaux à Séoul, en Corée eu Sud. L’Ornais de 33 ans, licencié au CAF Caen, l’a une nouvelle fois emporté dans la catégorie RP1 (déficience sévère de force musculaire, d’amplitude articulaire ou autre type de déficience fonctionnelle grave ou absence totale d’un bras ou deux membres touchés).
« Il est beaucoup plus serein que par le passé »
Six ans après avoir débuté la para-escalade, il fait figure de n°1 mondial. De bon augure à trois ans des Jeux paralympiques de Los Angeles, où la discipline intégrera le programme. « Ce qui a le plus de valeur pour moi, c’est qu’il a pu exprimer son plein potentiel sur le mur, savourait Aristotelis Liontos, entraîneur de l’équipe de France. Il est beaucoup plus serein que par le passé. Après ses premiers titres mondiaux et européens, il s’est mis à ressentir beaucoup de stress avant les compétitions. C’est quelque chose de naturel, mais il devait apprendre à le gérer. »
Aristotelis Liontos poursuit : « Aloïs a cette qualité de ne jamais rien lâcher, que ce soit en escalade ou dans la vie. Sur un mur, même s’il est en difficulté, il va persévérer jusqu’à trouver la solution. »
En vue des Jeux 2028, l’Ornais va également bénéficier d’un accompagnement psychologique personnalisé. « L’idée derrière la structuration qu’on est en train de mettre en place avec les athlètes à fort potentiel que l’on a identifié, c’est de leur permettre d’avoir un suivi dans tous les facteurs de la performance, poursuit le coach des Bleus. Physiques donc, mais aussi mentaux. L’objectif, c’est d’avoir une boîte à outils dans laquelle il peut piocher le jour J pour s’en sortir. »
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En attendant, le Normand continue d’empiler les médailles internationales. Prochaines échéances en vue, l’ultime manche de Coupe du monde à Laval, fin octobre, et les championnats de France à Quimper, en mars 2026. Autant de rendez-vous où Aloïs Pottier sera attendu. Los Angeles se « prépare dès maintenant ».