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Prisé des habitants d’Alençon, le parcours santé de la forêt d’Écouves a besoin d’un nouveau mécène... |
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Lionel Huchette, agent au sein de l’Office national des forêts et responsable de l’unité territoriale d’Alençon. © Ouest-France
Situé près du carrefour du Chêne au Verdier, entre Saint-Nicolas-des-Bois et Fontenai-les-Louvets, à quinze minutes au nord d’Alençon, le parcours santé de la forêt d’Écouves attire de nombreuses familles. Mais sans collectivité partenaire, le site risque de tomber en désuétude.
Quand les habitants d’Alençon et des communes environnantes ont envie d’aller en forêt, c’est souvent au parcours santé du massif d’Écouves, près du carrefour du Chêne au Verdier, entre Saint-Nicolas-des-Bois et Fontenai-les-Louvets, qu’ils se rendent.
« C’est la parcelle où il y a le plus de public, confirme Lionel Huchette, agent au sein de l’Office national des forêts (ONF) et responsable de l’unité territoriale d’Alençon. Le site est connu et apprécié. »
Il faut dire qu’il y a tout pour passer un bon moment : des tables de pique-nique à l’ombre d’immenses hêtres, des rochers où les enfants peuvent crapahuter et construire des cabanes, de magnifiques chênes… Et le parcours santé.
Une boucle de 1 500 m agrémentée de vingt-trois défis sportifs. Avec, à chaque étape, un panneau indiquant ce qu’il y a à faire. « Pour certains, c’est rassurant de pouvoir se promener en forêt tout en étant dans un espace balisé », souligne Lionel Huchette.

À chaque étape du parcours, des panneaux indiquent ce qu’il faut faire. Ouest-France
Un parcours vieillissant
Oui mais voilà . Le parcours n’est plus tout jeune. Construit en 1974, à une époque où l’on voulait développer le sport pour tous, il a été rénové pour la dernière fois en 2008. La signalisation est vieillissante. Certains agrès aussi. Le toboggan et une partie des barres parallèles ont dû être enlevés.
Le pont himalayen, lui, a pu être réparé. « Jusqu’en 2018, nous avions une subvention du conseil départemental pour entretenir le site », retrace Lionel Huchette. Mais elle n’a pas été reconduite. Depuis, l’ONF entretient le site « a minima ».
« On sécurise, explique l’agent. On élague au-dessus des tables de pique-nique et des agrès, et on enlève ceux qui sont cassés au fur et à mesure. »
Les techniciens ONF veillent aussi à préserver un couvert continu, avec différentes strates d’arbres. Si, dans d’autres parcelles, l’aménagement forestier est pensé pour la production de bois, ici il est avant tout réfléchi pour l’accueil du public.

C’est ce genre de paysage, avec des arbres de différents âges, que les agents de l’ONF cherchent à créer au parcours santé de la forêt d’Écouves. Ouest-France
La CUA, futur partenaire ?
Pour pouvoir continuer à entretenir le site, l’ONF cherche un nouvel allié. « Le partenaire logique, ce serait la Communauté urbaine d’Alençon. Le parcours est sur son territoire et profite principalement à ses habitants. »
De son côté, la Communauté urbaine d’Alençon informe n’avoir jamais été officiellement saisie de ce dossier. « Le sujet n’a pas encore été étudié », assure Thomas Le Bihan, le directeur de cabinet du président, Joaquim Pueyo. Tout est donc encore possible.