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Prix d’Amérique 2026 : les 18 partants passés au crible, découvrez les forces en présence... |
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Qui pour succéder à Idao de Tillard (photo) ce dimanche 2025 janvier 2026 ? Les jeux sont ouverts. © Stéphane Geufroi / Ouest-France
Plus ouvert que jamais, le Prix d’Amérique fera-t-il le bonheur des favoris ou réservera-t-il son lot de surprises, ce dimanche 25 janvier 2026, à l’hippodrome de Vincennes ? Pour tenter d’y voir clair, mieux vaut déjà cerner les forces en présence. Tour d’horizon des 18 concurrents.
L’absence du double tenant du titre Idao de Tillard et du favori Jushua Tree a rebattu les cartes dans ce prix d’Amérique 2026 qui offre un boulevard potentiel à nombre d’outsiders. Voici le portrait de chacun des 18 partants avec leur jockey entre parenthèses.
1. Harmony du Rabutin (David Bekaert)
La « Cendrillon » de l’épreuve est la moins riche du lot. 465 400 euros « seulement » sur son compte en banque. En 50 courses, elle compte 17 victoires, mais aucune de premier ordre. C’est une bonne jument de Quinté +, qui s’est qualifiée à la faveur de sa 4e place surprise dans le Prix du Bourbonnais. Mais son entraîneur Guillaume Richard Huguet y croit : il a mis un émoji vert, symbole de sa confiance pour terminer dans les trois premiers.

Iroise de la Noé, facilement reconnaissable à sa célèbre casaque jaune et noire. APRH
2. Iroise de la Noé (Eric Raffin)
Elle, c’est du costaud ! La nouvelle fierté de la célèbre casaque Levesque, portée à présent par le jeune Thomas. Après un début d’hiver au diesel, elle a mis tout le monde d’accord dans la dernière course qualificative, le Prix de Belgique. Le multiple Sulky d’or Eric Raffin sera aux manettes. Un argument de poids dans une course ultra ouverte. Thomas Levesque a annoncé la couleur. Tous les feux sont au vert !
Lire aussi. Prix d’Amérique 2026 : Thomas Levesque et Iroise de la Noé rêvent d’une victoire en jaune et noir
3. King Opéra (William Bigeon)
L’un des meilleurs de sa jeune génération (6 ans). Qualifié sur le fil (4e du Prix de Belgique), c’est un bon outsider quand on connaît l’habileté de son entraîneur mayennais William Bigeon. Lequel tente le tout pour le tout en le déférant des quatre pieds. « Une place dans les 5 premiers est possible »
, nous confie-t-il. Surprise possible.
4. J’Aime le Foot (Antoine Lhérété)
Cet ancien élève de Philippe Allaire a rejoint les boxes du jeune Ornais Antoine Lhérété, il y a trois ans, contre la coquette somme de 700 000 €. À l’âge de 3 ans, il a enlevé le Saint-Léger des Trotteurs à Caen.
Passé du trot monté à l’attelé, il a causé une vive surprise dès la première qualification en rentrant dans les clous à la cote astronomique de 204/1. Pour son baptême du feu, son entraîneur et driver  ne s’empêche pas de penserÂ
qu’il a  une chanceÂ
. Pour les amateurs de grosse cote.
5. Immortal Doc (Björn Goop)
Comme dit Björn Goop, son driver, il a du fond, du mental, mais lui manque la petite étincelle pour gagner. C’est l’un des quatre Scandinaves au départ. Pas forcément le meilleur. Mais son pilote a de l’or dans les mains.
6. Epic Kronos (Paul Ploquin)
Il a tapé dans l’œil de tout le monde l’avant-veille de Noël, dans le Prix Ténor de Baune. C’est le « visiteur » qui présente le plus de garanties sur le papier. Un protégé du Suédois Daniel Redén, pays qui a planté son drapeau Viking en 2018 avec Readly Express, privant Bold Eagle d’un 3e sacre. Beaucoup le craignent.
7. Keep Going (Mathieu Mottier)
En voilà un qui s’est bien fait oublier. Pour mieux ressurgir ? Pourquoi pas. Avec sa 6e place dans le Ténor de Baune, sa dynamique n’est pas folle. Mais le Mayennais Mathieu Mottier est son mentor et son pilote. Capable d’un coup d’éclat.
8. Bullet the Bluesky (Daniel Wajersten)
Aperçu deux fois cet hiver. Sans faire d’éclats. Doit sa présence à son jeune compte en banque. Une inconnue.
9. Lovino Bello (Clément Duvaldestin)
Le remplaçant de dernière minute du malheureux Idao de Tillard dans l’écurie Duvaldestin. Dauphin du Critérium des 4 ans et lauréat du Grand Prix de l’UET, ce cheval âgé de 5 ans est assurément un des meilleurs « bébés » de la course. La question, c’est : que vaut-il face à ses aînés ?
10. Frank Gio (Matthieu Abrivard)
Il a remonté la ligne droite comme une fusée dans le Prix de Belgique. Bénéficie de l’entraînement du très habile Sébastien Guarato, cet Ornais qui rêve de sacre depuis Bold Eagle et Face Time Bourbon. Très bon outsider en principe.

Préparation idéale pour Josh Power et Sébastien Ernault. © Bruno Vandevelde - Le Trot
11. Josh Power (Sébastien Ernault)
C’est le favori de beaucoup. Sa préparation a été idéale. Le Manchois Sébastien Ernault a eu tout le loisir de l’amener au top pour le Jour J. Va-t-il prendre ses responsabilités ou patienter ? Les deux tactiques comportent des avantages et des risques. Si sa course est fluide, il devrait lutter pour la victoire.

Alexandre Abrivard et Just Love You, deuxièmes du prix d’Amérique l’an passé. Archives Vincent Michel / Ouest-France
12. Just Love You (Alexandre Abrivard)
La belle histoire de 2025 tarde à se reproduire. Cette miraculée est la dauphine en titre. L’absence du roi Idao aurait pu lui dérouler le tapis rouge. Mais elle tarde à retrouver de sa superbe. Au point qu’elle a dû passer par la case « repêchage » pour être présente le jour J. De la classe, mais des doutes.
13. Hokkaido Jiel (Franck Nivard)
La surprise du chef de 2024 avec une belle 2e place à belle cote. Forfait l’an passé, il est un peu passé sous les radars cette année. Sa présence a « déjà un goût de victoire » pour son mentor, le Calvadosien Jean-Luc Dersoir. Monsieur Franck Nivard (5 succès dans le prix d’Amérique) sera à son sulky.
14. Inmarosa (Léo Abrivard)
L’une des plus belles impressions de l’hiver. Et pas seulement dans le Bourbonnais. Elle sait tout faire, sort d’une saison 2025 exceptionnelle, et son entraîneur sarthois Laurent-Claude Abrivard estime qu’elle a  gagné encore en vitesseÂ
. Si le virus enquiquinant l’écurie l’a laissée en paix, ça peut être la surprise du chef. Laquelle serait synonyme de doublé Prix de Cornulier - Prix d’Amérique pour le clan Abrivard.
15. Koctel du Dain (David Thomain)
Un super cheval. Capable de mener grand train. Mais qui a tout à prouver dans cette catégorie. Ses trois dernières courses ne sont pas encourageantes, mais c’est le plus jeune des sept millionnaires de la course. Avec le Manchois David Thomain aux rênes de ce protégé de l’écurie Allaire.
16. Hooker Berry (Damien Bonne)
Le seul à avoir déjà remporté la palme. Mais c’était en 2023, sous l’entraînement et la drive de Jean-Michel Bazire. Depuis, c’est un peu le désert, mais le changement d’herbage semble lui redonner une seconde jeunesse. Ils sont quelques-uns à se méfier de l’autre atout d’Antoine Lhérété. Peut-être pas pour la « gagne », mais pour une place.
17. Francesco Zet (Benjamin Rochard)
Si on regarde ses performances et son driver, il attire l’attention. Mais à voir si ce crack suédois vise réellement l’Amérique ou revient plutôt à Vincennes prendre la température avant d’autres échéances le mois prochain. « Dans un bon jour, il peut gagner », assure son manager.

Go on Boy, le frère de Josh Power, lui aussi élevé en Normandie. © Bruno Vandevelde - Le Trot
18. Go on Boy (Romain Derieux)
À 10 ans, c’est l’année ou jamais pour ce top cheval qui se fait trop souvent surnommer « Poulidor ». C’est le favori des bookmakers, le plus expérimenté, le plus riche aussi. Sans ses fers, le roi de l’Elitloppet 2025 (le pendant du prix d’Amérique en Suède) va faire grimper le compteur. Toutefois, sa préparation n’a pas été optimale. Mais Romain Derieux semble rassuré et en classe pure, c’est du solide.