|
Prix d’Amérique : « Idao de Tillard peut encore gagner mais il a moins de marge que l’an passé »... |
1
Clément Duvaldestin (driver) et son père Thierry (entraîneur) félicitant « Idao de Tillard » après son sacre en 2024. © Archives Stéphane Geufroi, Ouest-France
Où en est Idao de Tillard, le tenant du titre, à l’aube du Prix d’Amérique 2025 ? Son jockey ornais Clément Duvaldestin reconnaît qu’il n’est peut-être pas « au top » comme l’an passé, mais se veut rassurant et s’apprête à prendre tous les risques en déferrant son cheval des quatre pieds pour la première fois. Entretien.
Impérial l’an passé malgré une grosse pression, Idao de Tillard, le crack de la famille Duvaldestin, basée à La Ferté-en-Ouche, près de L’Aigle (Orne), en Normandie, fera encore partie des favoris du 104e Prix d’Amérique, ce dimanche 26 janvier 2025.
Mais à l’approche de la plus grande course de l’année, son jeune driver Clément Duvaldestin reconnaît que son champion n’est pas dans une forme parfaitement optimale. En le déférant des quatre pieds pour la première fois, le clan Duvaldestin prend tous les risques. Ça passe ou ça casse, mais Idao vient pour conserver sa couronne.
On a posé trois questions à Clément Duvaldestin, driver d’Idao de Tillard, entraîné par son père Thierry (1) à La Ferté-en-Ouche (Orne).
Idao a survolé le Prix d’Amérique l’an passé : où en est-il cette année ?
Globalement, tout va bien pour lui. Ses soucis de santé sont résolus. Normalement, il va se présenter en forme pour défendre ses chances. Après, il est sans doute moins fort que l’an dernier.
En 2024, il a vraiment écrasé la concurrence tout au long d’un meeting exceptionnel. On aurait pu refaire dix fois la course, il l’aurait gagnée neuf fois. Il était intouchable.
Dans quel état de forme est-il exactement ?
Même à 90 %, il faut s’en méfier je pense. À l’image de tous les chevaux qui ont remporté les six épreuves qualificatives, il peut s’imposer et conserver son titre, mais il avait plus de marge l’an passé.
J’aime bien Keep Going, le cheval de Mathieu Mottier, un super entraîneur qui s’en sert à merveille. Ce qu’il a fait sur une piste lourde dans le Critérium Continental, ce n’était pas commun. C’est ouvert, il va falloir prendre des risques.
C’est pourquoi vous déférez Idao pour la première fois des quatre pieds ?
Idao a besoin de confort, il court ferré d’ordinaire. Là , on le déferre des quatre pieds pour l’alléger, comme le font la plupart des concurrents. C’est un risque car il peut partir au galop, mais on va lui mettre des cloches pour l’aider. C’est impératif pour qu’il reste bien dans ses allures, on n’a pas le choix. Il a besoin d’un petit peu de poids.
Dimanche 26 janvier 2025 (16 h 20), à suivre en direct dès 16 h sur ouest-france.fr/hippisme : 104e Prix d’Amérique à l’hippodrome de Paris-Vincennes.
(1) Admis aux urgences de Caen vendredi dernier à la suite d’un choc à l’entraînement avec une barre de sulky, l’entraîneur d’Idao de Tillard, Thierry Duvaldestin, s’est fait une petite frayeur avant le Prix d’Amérique. Il garde d’ailleurs les stigmates de cet accident au niveau de la joue, qui a dû être recousue.