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Prix de l’Arc de Triomphe. Dix-sept partants et trois chevaux élevés en Normandie ?... |
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Le prix de l’Arc de Triomphe, une épreuve mythique qui célèbre sa 104e édition en 2025. © Archives Joël Le Gall / Ouest-France
L’événement annuel du galop approche : le prix de l’Arc de Triomphe, c’est ce dimanche 5 octobre 2025 à l’hippodrome de Paris - Longchamp. À six jours de ce grand rendez-vous, dix-sept chevaux demeurent sur la liste des engagés. Aucun n’est entraîné dans l’ouest, mais trois d’entre eux ont été élevés en Normandie. Découvrez lesquels…
Un parcours de 2 400 m, 5 millions d’euros de gains, 35 000 spectateurs attendus et une soixantaine de pays connectés. Le 104e Prix de l’Arc de Triomphe, sponsorisé par le Qatar, est l’un des événements annuels dans la galaxie des courses. Un an que les principales écuries préparent ce sommet mondial et la succession de Bluestocking , dernière lauréate en date.
Les partants définitifs, leurs jockeys et leurs numéros de corde seront connus jeudi matin. Mais à six jours du départ, dix-sept chevaux restent sur la liste des engagés. Une majorité de Britanniques, principalement Irlandais, avec les incontournables frères Wertheimer au rang des propriétaires, les O’Brien, Murphy et Balding à la colonne des entraîneurs. Trois Japonais sont aussi sur les rangs, eux qui courent après le trophée depuis de longues années. Et huit chevaux sous la coupe d’entraîneurs français : trois Graffard, deux Fabre et deux Rouget, un Ferland.
Tous ces chevaux étant entraînés à Chantilly ou à Pau, depuis que Jean-Claude Rouget y a repris tous ses quartiers, ni l’ouest, ni Deauville, n’ont de partants cette année. Mais la Normandie reste le berceau des courses. Trois candidats y sont nés.
« Ce serait énorme ! »
Deux sont des enfants de Le Havre, le top étalon normand de Sylvain Vidal, décédé trop tôt en 2022. Impeccable lauréate du prix Jean Romanet cet été à Deauville, Quisisana a déjà fait plaisir à son éleveur et propriétaire, le haras de la Perelle, à Bonnebosq (Calvados), détenu par l’homme d’affaires allemand Jürgen H. Winter (Betty Barclay) et géré par Didier Barassin. Entraînée par Francis-Henri Graffard, entraîneur qui marche sur l’eau, cette jument de 5 ans a le profil d’une trouble-fête.
Quant à Leffard, il a offert le Grand Prix de Paris à son éleveur Pierre Talvard, à la tête d’un des plus grands élevages de France (400 ha), au haras du Cadran, entre Argentan et Gacé, dans l’Orne. Comme six autres prétendants âgés de 3 ans, il fait partie de la classe « biberon » de cet Arc 2025. En juillet, Pierre Talvard nous confiait : « Je n’ai jamais eu de partant dans cette course que le monde entier veut gagner. Avoir élevé un gagnant de l’Arc de Triomphe, ce serait énorme ! »
Enfin, Francis-Henri Graffard présente aussi Gezora, la lauréate du prix de Diane. Cette fille d’Almanzor est née au haras d’Étreham (Calvados) et fut élevée dans son annexe du côté de Troarn. Quelques jours après le décès de l’ancien crack étalon maison Wootton Basset , Ludivine Marchand-Morin et son équipe font des « rêves en grand » autour de cette pouliche aux couleurs de l’Aga Khan.
Aventure, meilleure chance française ?
Dauphine de l’Arc 2024 et nette lauréate d’une des préparatoires (prix Vermeille), Aventure coche beaucoup de cases avant coup. Montée par le jockey mayennais Maxime Guyon, cette pouliche entraînée à Chantilly fera partie des favoris de l’édition 2025. Son entraîneur Christophe Ferland rêve d’un premier sacre : « Aventure a terminé deuxième l’an passé, à Maxime Guyon de faire en sorte qu’elle gagne cette année ! »
Les parieurs scrutant le moindre indice, sachez que le terrain est souple ce lundi (3,7) et que l’état du terrain attendu dimanche est de 3,5 à 3,9.