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SM Caen. Gaël Clichy avant la réception de Sochaux : « Je suis toujours en découverte de mes joueurs »... |
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Gaël Clichy et le SM Caen aspirent à un nouveau succès à domicile, après le dernier face à Fleury (1-0). © Justin Picaud / Ouest-France
Arrivé à la tête du SM Caen il y a moins de deux mois, Gaël Clichy observe une progression nette de son équipe sur les dernières semaines. Il espère que ce sera suffisant pour dominer le troisième du National Sochaux, vendredi 20 février 2026 (19 h 30) à d’Ornano. L’entraîneur caennais évoque aussi « la nouvelle expérience » qu’il s’apprête à vivre, puisqu’il sera en tribunes face aux Doubistes, après son expulsion face à Dijon (3-3).
Le SM Caen accueille Sochaux, vendredi 20 février 2026 (19 h 30), avec l’envie de faire tomber pour la première fois un membre du top 3 du National, après des matches nuls face aux Doubistes à l’aller, ainsi que face à Dijon (deux fois) et au FC Rouen. Ce sera sans Josué Kimboma ni Valentin Henry, suspendus pour cette rencontre, alors que Diabé Bolumbu (genou) est trop juste. Retrouvez l’essentiel de la conférence de presse d’avant-match de l’entraîneur normand Gaël Clichy.
« Diabé Bolumbu n’est pas opérationnel, il ne s’est pas entraîné de la semaine avec le groupe. Ronny (Labonne, dont la compagne attend un heureux événement) devrait être là. Dieudonné Gaucho (de retour de suspension) est un joueur qui amène de la performance. On a passé les trois derniers matches sans lui alors qu’il apporte beaucoup de sérénité. Il est avant tout défenseur central, parce qu’il a une forte présence dans les duels et qu’il apporte une grande sérénité. Mais je sais qu’il est capable de jouer au milieu. Il n’y en a pas tant que ça qui peuvent jouer à différents postes. Yann (M’Vila) en fait partie aussi. L’utiliser en défense centrale est une possibilité.
Je suis toujours en découverte des joueurs. J’observe la façon dont ils réagissent quand ils ne sont pas sélectionnés dans le groupe. Williams (Mazié) rentre contre Dijon et c’est lui qui nous apporte ce dernier but avec une passe pour Armand (Gnanduillet). À défaut d’être premier, on se rend compte que les joueurs prennent du plaisir et progressent. Cela facilite les choses quand il y a de bons résultats. Mais dans la globalité, je suis content de la façon dont l’équipe progresse depuis que je suis arrivé. Défensivement aussi, parce qu’on fait face à de nouvelles choses et de nouvelles notions.
« Les erreurs individuelles, cela concerne 70 % des buts qu’on encaisse »
Quand je suis arrivé, on m’a dit que c’était compliqué parce que l’équipe ne se procurait pas assez d’occasions. Aujourd’hui, on va peut-être nous reprocher de prendre trop de buts. Il faut essayer de contenter tout le monde. Quand on prend chaque but qu’on encaisse, il y a beaucoup d’erreurs individuelles, cela concerne 70 % des buts. Si on arrive à gommer ces choses-là, on n’est pas plus en danger que cela.
Quand on regarde les occasions que Dijon se crée sur le match, il y a vraiment deux opportunités franches jusqu’à l’heure de jeu. Ce match face à Sochaux est à part parce que si on gagne, on se rapproche de cette troisième place. Si on perd demain (vendredi), l’écart sera d’autant plus important et on commencera à comprendre qu’on va ralentir dans cet espoir d’aller chercher la troisième place. Si on joue la montée sur la fin de la saison, ce sera génial. Ce sera un joli match, j’espère que le résultat sera positif. Peu d’équipes sont allées à Dijon et ont eu la chance de mener 2-0. Je suis confiant dans le contenu que l’on va pouvoir proposer. On sait que Sochaux est un grand club qui mérite d’être plus haut. Il n’y a aucune surprise de les voir en haut de tableau.
(Au sujet de sa suspension de banc face à Sochaux.) Marvin (Esor, son adjoint) est aussi avec moi pour cela, c’est quelqu’un qui a de l’expérience. On aura l’oreillette avec Chris (Bernard, analyste vidéo du SM Caen) qui sera avec moi en tribunes. Cela va être une expérience nouvelle pour moi. C’est comme ça, il faut l’accepter. Je n’ai pas de crainte sur ce que Marvin (Esor) peut faire, on sera en lien. Je vais un peu moins crier sur les joueurs, ils seront peut-être un peu plus libres dans leurs choix et je vais garder ma voix. J’apprends sur la perception du corps arbitral. Il n’y a rien eu de méchant de ma part à Dijon, juste des mots pour dire que je n’ai pas senti des décisions favorables envers nous en fin de match.
Quand on est coach, le match terminé, je dois aller au bout des choses pour mes joueurs que je vois travailler toute la semaine. Voir que leurs efforts sont anéantis par des décisions qui auraient pu être différentes, c’est dur. Le carton rouge change la donne dans cette rencontre. L’apprentissage de ma jeune carrière d’entraîneur, c’est qu’il va falloir que je sois encore plus calme. »