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SM Caen. « Il n’y a pas le feu », relativise Adama Diakité avant le déplacement à Fleury... |
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Adama Diakité avait connu une préparation perturbée par une blessure au tendon rotulien. © Martin Roche, Ouest-France
Gêné en préparation par une inflammation au tendon rotulien, Adama Diakité a dû se contenter de deux entrées en jeu depuis l’ouverture du championnat de National (77 minutes jouées). Mais l’ailier gauche de 26 ans, arrivé au SM Caen en provenance de Villefranche, devrait vite profiter de son profil rare dans l’effectif de Malherbe pour s’imposer dans le onze de départ de Maxime d’Ornano. Dès vendredi 29 août 2025 (19 h 30) à Bondoufle, face à Fleury 91 ? En tout cas, il en a envie !
Neuvième de National après trois journées (4 points), le SM Caen, qui reste sur deux matches sans victoire, va tenter de se rassurer, ce vendredi 29 août 2025 (19 h 30) à Bondoufle (Essonne), face à Fleury 91 (8e, 4 points). Le déplacement chez le promu pourrait également être l’occasion pour Adama Diakité, gêné par une inflammation au tendon rotulien durant la préparation, de vivre sa première titularisation en match officiel avec Malherbe, club qu’il a rejoint cet été en provenance de Villefranche (National). En tout cas, l’ailier gauche de 26 ans a la gnaque, comme il l’a montré en conférence de presse d’avant-match.
Adama, comment vous sentez-vous après avoir vécu une préparation perturbée par les blessures ?
Franchement, ça va. Je n’ai pas fait de prépa, ce qui a été un peu compliqué. Mais petit à petit, je retrouve un peu de jambes, mes sensations. Incessamment, je serai au top de ma forme. Je me donne à fond à l’entraînement. Je pense que je peux démarrer un match. Au bout d’un moment, il faut se lancer, c’est comme ça que je serai prêt.
« J’espère qu’on verra ma gnaque toute la saison »
On a déjà senti votre gnaque sur vos deux entrées en jeu.
C’est moi, c’est mon rôle. À tous les matches, je dois jouer, faire des différences, percuter, essayer d’apporter un maximum d’énergie à l’équipe. J’espère que ça se verra sur toute la saison.
Comment avez-vous vécu votre blessure, alors que vous veniez d’arriver au Stade Malherbe ?
C’était vraiment difficile parce qu’en signant au Stade Malherbe, qui est un gros club, j’avais envie de prouver, de montrer de quoi je suis capable. Tout ça est derrière moi aujourd’hui et je suis content d’être là.
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Selon quelques échos, vous êtes ébahi devant les conditions offertes aux joueurs du Stade Malherbe ?
Oui, c’est vrai. Cela me change de Villefranche et de mes clubs précédents, même de Clermont. Ici, il y a une grande ferveur, des supporters chaque jour à l’entraînement. Le club est très professionnel, avec le kiné, le staff, les infrastructures… Franchement, on est dans des conditions optimales pour performer.
« Je n’ai pas le temps d’avoir la pression »
Y a-t-il le danger d’être trop dans le confort ici ?
Cela dépend d’où tu viens. Personnellement, vu mon parcours, je vais toujours vouloir prouver et être le plus performant possible. C’est une motivation et en plus de ça, je n’ai pas le temps d’avoir la pression, de ne pas être motivé. Je prendrais ça comme un manque de respect pour ma famille. J’ai vraiment envie de tout donner, de ne pas tricher et de ne pas avoir de pression.
Avez-vous l’impression que votre profil sur le terrain est rare dans cet effectif ?
Oui, je suis l’un des seuls avec ce profil d’ailier. Mais il y en a d’autres et quand ils joueront, vous les verrez. Il faut être patient car tout le monde va avoir sa chance et certains pourraient vous surprendre.
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Sur le terrain, un joueur de pivot comme Armand Gnanduillet va-t-il vous servir ?
Oui, dans le vestiaire ou sur le terrain, il va m’apporter. En plus, Armand est un top gars, qui a de l’expérience. Il a déjà marqué 14 buts en une saison (avec Le Mans en 2022-2023). On a vu lors de son entrée en jeu contre Versailles qu’il était capable de caler les ballons pour décaler aux ailiers. Il est aussi présent dans la surface, vraiment complet. Je vais apprendre de ce qu’il a vécu. Et que ce soit lui ou Ivann (Botella), il faut aussi qu’on les mette dans de bonnes conditions pour qu’ils marquent des buts.
« Je pense que le SM Caen sera où il doit être, en haut »
Selon vous, ce SM Caen version 2025-2026 a-t-il encore besoin de temps ?
Oui, il faut laisser le temps que les choses se mettent en place, que tous les nouveaux soient bien et après, je pense qu’on verra de belles choses. Il y a vraiment un bon groupe, de la qualité, des vécus différents dans le vestiaire et c’est ce qui fait sa force à mon avis. Des gens comme Yann M’Vila ont connu le très haut niveau, moi je travaillais au Burger King il y a cinq ans, Vicinius Gomes était au Brésil… Tout le monde va apporter son petit truc. C’est important de gagner les matches mais c’est la fin de saison qui compte, on verra où on en sera à ce moment-là.
Le climat autour du club s’est retendu après les deux derniers matches sans victoire (1-1 à Quevilly Rouen puis 0-2 contre Versailles). N’est-ce pas important de gagner vite ?
L’année dernière, j’étais en National et j’ai vu Le Mans monter malgré des débuts difficiles. Chacun a son parcours, le plus important est de répondre présent dans les moments clés. Pour l’instant, ce n’est que le début, on est toujours en période de mercato. On essaye de mettre les choses en place et à la fin, je pense que le SM Caen sera où il doit être, en haut je l’espère.
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En tant que recrue, avez-vous comme rôle de rapporter du positif à ce groupe ?
Oui, c’est très important. Mais même les anciens le sont. On a un groupe positif, il n’y a vraiment pas le feu, on est tranquilles. Ce n’est que la 3e journée, on bosse, avec un coach qui fait tout bien et on sait que ça va payer.
« D’ici quelques matches, vous verrez le meilleur visage du Stade Malherbe »
Avez-vous aussi le rôle d’apporter votre connaissance du championnat et des qualités indispensables à mettre sur un terrain de troisième division ?
Oui, c’est totalement vrai. Les joueurs qui ont connu la Ligue 2 n’ont peut-être pas l’habitude de jouer en National mais ils ont une qualité que les autres joueurs de National n’ont pas. Pour eux, ce n’est qu’une question d’adaptation. D’ici quelques matches, vous verrez le meilleur visage du Stade Malherbe.
Comment voyez-vous ce déplacement à Bondoufle, pour affronter Fleury ?
Ce sera difficile. Pour eux, jouer le Stade Malherbe, c’est le match d’une vie. C’est vraiment une belle équipe en plus. De toute façon, tous les matches de National seront difficiles. Je l’ai un peu vécu la saison dernière, quand on joue contre un club du calibre du Stade Malherbe, c’est un peu comme un match de Coupe de France. Les joueurs haussent leur niveau parce qu’ils sont surmotivés d’affronter un club historique. Nous concernant, il faut répondre en haussant aussi notre niveau de jeu. On sait tous que notre place n’est pas là, on doit montrer de quoi on est capable, n’importe où.