|
SM Caen. Maxime d’Ornano : « Des fois, ça met du temps mais moi, je sais que je n’ai pas de temps »... |
1
Maxime d’Ornano espère « enfin un gros match » du SM Caen. © Guillaume Marie
Dixième du National avec trois victoires en douze matches, le SM Caen n’est pas dans les standards attendus d’une équipe reléguée de Ligue 2 qui aspire à la retrouver rapidement. Son entraîneur Maxime d’Ornano en est bien conscient. En conférence de presse d’avant-match, à la veille de la réception de Paris 13 Atletico vendredi 7 novembre 2025 (19 h 30), le technicien a été offensif comme jamais, dans le fond comme dans la forme, appelant notamment ses joueurs à « sortir enfin un gros match ».
Après un sixième match nul cette saison, vendredi 31 octobre 2025 à Saint-Brieuc (1-1), le SM Caen va enchaîner deux matches à domicile face à Paris 13 Atletico et Bourg-en-Bresse. De quoi faire enfin décoller sa saison ? Dans cette entreprise, il devra faire sans Maxime Etuin, Yann M’Vila, Ivann Botella (suspendus), Valentin Henry, Diabé Bolumbu et Samuel Noireau-Dauriat (blessés), mais pourra compter sur le retour du défenseur central Souleymane Sagnan.
Le match : « On est en urgence, on a besoin de gagner »
« On est en urgence, on a besoin de gagner, c’était surtout cela le leitmotiv de la semaine. J’attends beaucoup plus de tous dans la prise d’initiative. Il y a beaucoup de matches où on a le ballon à partir de la ligne arrière. Ça commence là, en faisant en sorte d’être pertinent. Au milieu, on doit être joignable, amener de la vie et de la créativité. Devant, on demande un peu plus de courses et de détermination.
Lire aussi : En manque de résultats, Maxime d’Ornano continue de chercher la clé
Tout cela demande de la confiance. Il y en a un peu moins. Mais aux joueurs, j’ai envie de leur dire demain (vendredi) : ça reste un match de foot, lâchez-vous, libérez-vous. C’est à chacun de prendre des initiatives pour que l’équipe se sente plus forte. Paris 13 est une équipe très athlétique, qui a du répondant et est impactante au milieu. Si on fait tout à deux à l’heure, on sait qu’on sera punis. Si on met du rythme, on a des billes à jouer. »
Le niveau de l’équipe : « Le ballon tourne, mais pas assez vite »
« Le ballon tourne, mais il ne tourne pas assez vite. Après Saint-Brieuc (1-1), on a débriefé là-dessus toute la semaine avec les joueurs. Il n’y a pas assez de rythme, pas assez d’intensité dans nos passes, ni de prises de fixation. On attend ça de la part de nos joueurs.
En début de saison, cela pouvait s’expliquer par une dimension physique, lorsqu’on avait du mal à terminer les matches. Là, quand je vois comment on les termine, les joueurs ont du gaz et de la ressource. Il faut arriver à appuyer sur ce petit bouton qui va créer le déclic, en commençant par ne pas prendre de but. On prend encore un but sur un coup franc un peu foireux à Saint-Brieuc, sur lequel on doit virer le ballon plusieurs fois. Si on passe ce premier quart d’heure sans prendre de but, ce n’est pas le même match. Je veux que l’équipe soit pertinente tout le temps mais le plus important, c’est qu’elle soit pragmatique. »
Ses attentes : « Que mes joueurs sortent enfin un gros match »
« C’est à nous de trouver les clés et dans le foot, le plus dur reste de marquer un but. Cela réclame de l’énergie, on en a, de la réflexion et de la pertinence, j’en attends un peu plus. Ce que j’attends surtout, c’est que mes joueurs soient en confiance pour sortir enfin un gros match. Je ne veux pas un quart d’heure par ci, une poussée en fin de match… Je veux un match consistant du début à la fin, peu importe qui joue et les absents.
Pour cela, il faut que les joueurs se lâchent. Ils vont rater des choses, ce n’est pas grave. Mais il faut avoir cette impression qu’ils ont tout donné et qu’il n’y ait pas de regrets à la fin. Je suis là pour leur donner des billes, on fixe un cadre mais à un moment donné, la personnalité du joueur et du collectif doivent ressortir. »
La situation du SM Caen : « Ce club a été malade, c’est à nous de réapprendre à gagner »
« Il y a une prise de conscience collective par rapport à la situation. On sait qu’on est toujours dans cette position intermédiaire et on a du mal à basculer du bon côté. On doit tous faire un peu mieux. Ce groupe-là se donne mais doit faire mieux.
C’est une reconstruction, c’est un club qui a été malade et qui n’a pas gagné depuis un moment. C’est à nous de réapprendre à gagner, avec des nouveaux joueurs et des anciens dans un environnement particulier, parce qu’il y a une très grosse attente. Des fois, ça prend très vite. Des fois, ça met du temps. Moi, je sais que je n’ai pas de temps. Il faut gagner des matches. Mon objectif n’est pas de me plaindre, c’est de donner de la confiance à mes joueurs pour qu’ils performent. »