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SM Caen. Maxime d’Ornano : « J’ai envie que les gars se libèrent et démarrent une belle série »... |
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Maxime d’Ornano, l’entraîneur du SM Caen. © Charles Bury / Ouest-France
Pour le SM Caen, c’est l’heure d’enclencher une série ! Septièmes de National, les hommes de Maxime d’Ornano ont quatre matches de championnat à jouer pour boucler leur année, face à des adversaires moins bien classés qu’eux. Cela commence par le déplacement à Saint-Brieuc, lanterne rouge, vendredi 31 octobre (19 h 30). Le Stade Malherbe sera diminué, découvrez ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’avant-match de Maxime d’Ornano, l’entraîneur caennais.
Septième de National depuis son match nul face au FC Rouen (1-1), le SM Caen se déplace chez la lanterne rouge, Saint-Brieuc, vendredi 31 octobre 2025 (19 h 30). Voici ce qu’il faut retenir de la conférence de presse d’avant-match de son entraîneur, Maxime d’Ornano.
Le groupe : Henry et Bolumbu forfaits, Mazié incertain
« Valentin Henry est blessé à l’ischio, il y a un protocole en cours. Diabé Bolumbu est blessé à l’épaule, sa luxation s’était remise, mais elle s’est à nouveau démise. Ils sont forfaits comme Samuel Noireau-Dauriat (pubalgie), sauf que c’est un peu tôt pour donner des durées d’indisponibilité. En tout cas, ils ne seront pas là la semaine prochaine. Cela va mieux pour Williams Mazié, qui avait une alerte au quadriceps. On va voir s’il peut jouer (il ne s’est pas entraîné ce jeudi 30 octobre 2025). Maxime Etuin et Yann M’Vila devraient être suspendus avec une date d’effet au lundi 3 novembre. Ils devraient donc pouvoir jouer contre Saint-Brieuc. Ivann Botella, qui a pris un rouge direct, devrait en revanche être suspendu pour ce match (commission de discipline ce jeudi soir). On lui a fait disputer le challenge espoir lundi pour lui donner un peu de temps de jeu. »
Le travail à trois défenseurs cette semaine : « Le but : que l’équipe ait plusieurs atouts »
« Le but, c’est que l’équipe ait plusieurs atouts tactiques dans sa manche. On a fait des matches en 4-3-3, en 4-2-3-1, en 3-4-3, en 3-5-2… Il y a plusieurs aspects pour lesquels on fait ça : mettre les joueurs en éveil, être moins lisible pour un adversaire, s’adapter aux forces en présence… On regarde l’adversaire, ses forces et faiblesses, mais le plus important c’est nous, par rapport aux forces en présence et aux manques qu’on peut avoir.
On a un groupe assez hétérogène en termes de culture tactique (qu’est-ce que fait un joueur par rapport à une situation donnée ?), avec des joueurs qui ont joué au niveau professionnel, voire en Ligue 1, et d’autres qui le découvrent. Ce n’est pas toujours homogène, mais c’est mon rôle et celui du staff d’amener des codes et des principes aux joueurs comme de les faire travailler collectivement. Les joueurs qui ont joué au-dessus amènent leur vécu, leur expérience aux jeunes, ce qui est super intéressant. »
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La nécessité d’entamer une série : « C’est toujours le bon moment »
« C’est toujours le bon moment pour faire une série. On a montré quelque chose d’intéressant contre Rouen, mais il y avait un goût de trop peu (1-1). On a vraiment envie d’aller bonifier ce point du nul à Saint-Brieuc. On a montré un état d’esprit conquérant, on les a bien contenus, même si tout n’était pas parfait. On cherche de l’efficacité offensive, j’ai vraiment envie que les gars se libèrent et entament une belle série.
Qu’est-ce qu’on peut faire de mieux ? Contre Rouen, on a eu beaucoup le ballon, on a été beaucoup chez eux, mais on n’a pas été assez dangereux. J’ai vu des joueurs investis, dans une superbe ambiance, devant 17 000 personnes. Évidemment qu’il y avait beaucoup d’envie, mais il faut capitaliser là-dessus. J’ai envie que ce soit tout le temps comme ça dans l’investissement et qu’on bonifie les choses qu’on peut mieux faire. On travaille la liaison milieu-attaque, la justesse technique dans le dernier tiers, les courses des uns et des autres et le mental. On essaye de piquer chacun pour qu’en termes de détermination, on soit supérieur.
Je ne raisonne pas en termes de classement, je regarde où l’on se situe et où l’on veut aller. On ne s’est pas fixé d’objectif d’ici la trêve de décembre. J’en veux le plus possible, sans se mettre la fièvre. Je sais qu’il faut se rapprocher d’une moyenne de deux points par match pour être sur le podium, c’est une vérité en National. On a du retard, il faut le combler et ça ne passe que par des victoires. »
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L’adversaire : « Un club qui ne lâche jamais »
« Pour bien connaître le Stade briochin, pour y avoir joué et entraîné, je sais que c’est un club qui ne lâche jamais. Du début à la fin du championnat, ils auront un état d’esprit batailleur parce que c’est dans les gènes du club. On va jouer un match de National où l’on veut faire mieux que le match précédent. Il y a beaucoup de gens là-bas que je vais retrouver. J’ai vécu huit années magnifiques là-bas, cela fera toujours plaisir de revoir ces têtes. Mais la priorité est ailleurs : il faut faire un très, très gros match, être performant et gagner.
Au moment où l’on se parle, il y a un écart de points conséquent entre notre dernier adversaire (le FC Rouen) et le prochain (Saint-Brieuc). Au niveau des individualités aussi. Mais pour battre ces deux équipes, il faut mettre les mêmes ingrédients, notamment beaucoup d’investissement individuel pour que ça se ressente collectivement, et faire mal dans le dernier tiers du terrain. »